Le web technique et commerce de la filière fruits et légumes

Commercialisation

Début de campagne de la cerise dans le Ventoux

La campagne de commercialisation de la cerise dans le Ventoux s’étend de la mi-mai à la mi-juillet.
La campagne de commercialisation de la cerise dans le Ventoux s’étend de la mi-mai à la mi-juillet. Photo : C.Even/Pixel Image

Après certains secteurs du Gard et des Pyrénées-Orientales, c’est au tour du Vaucluse de débuter sa campagne de commercialisation de cerises, avec ses premières variétés précoces récoltées dans le Ventoux. À cette occasion, l’AOP Cerises de France a organisé le 12 mai les visites d’un chantier de récolte et d’une station de conditionnement situés dans cette zone.

Comme d’autres territoires français, le Vaucluse, premier producteur de cerises au niveau national, a connu un épisode de gel fin avril qui a occasionné des dégâts très variables selon la localisation géographique des parcelles. Jean-Christophe Neyron, président de l’AOP Cerises de France, estime toutefois que les volumes de la production 2017 devraient être sensiblement équivalents à l’année dernière car le potentiel de production initiale était supérieur à 2016. Reste que l’impact du gel est encore difficile à mesurer, notamment sur les variétés tardives. "La chute physiologique peut intervenir jusqu’à la fin", précise Frédéric Girard, dirigeant de la société Les 3 Capucins. Agreste évaluait de son côté, au 1er mai, tout en restant prudent, une baisse de production de cerises de 5 % en région Paca par rapport à 2016, sur une production nationale en hausse de 10 %.

En plus de cet épisode de gel, les conditions climatiques dans la région ont été jusque-là peu favorables à la récolte et à la consommation, avec du vent et de la pluie. Cette météo a néanmoins eu l’avantage de ne pas contribuer au développement de la mouche Drosophila suzukii

Des prix élevés en début de saison

Avec le retour du beau temps, la filière espère que les ventes décollent, d’autant plus que les prix sont jugés satisfaisants, avec un niveau élevé en début de saison qui devrait ensuite se stabiliser. "La cerise coûte cher à produire car il s’agit d’une cueillette exclusivement manuelle. Rien n’est mécanisé", souligne Georgia Lambertin, productrice de cerises. En effet, dans l’exploitation visitée, les ouvriers cueillent et trient les cerises par calibres et couleurs à la main. Dans la coopérative du Val de Nesque, le travail est également peu mécanisé. Les fruits sont conditionnés en cagettes de 5 kg ou en barquettes de 250 g à 1 kg.

De la même manière en grande distribution, Benjamin Darres, directeur adjoint d’Auchan Avignon Nord, reconnaît que les prix de ce fruit saisonnier sont assez élevés : "C’est un produit local, peu bataillé par l’Europe et les autres bassins." Georges Daniel, représentant la Fédération du commerce et de la distribution, regrette quant à lui que l’offre en cerises dans les rayons soit peu diversifiée à un instant T. Sur ce point, Alexandra Lacoste, directrice de l’AOP Cerises de France, explique justement qu’"un travail de recherche est réalisé sur de nouvelles variétés bicolores comme complément de gamme. […] Les cerises sont un achat d’impulsion. Il faut qu’elles soient vues dans les rayons."

 

 

1div class="articles-similaires-titre">Dans la même rubrique

Ajouter un commentaire