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Raisin de table : enfin une campagne de saison ?

Le Centennial n’arrivera pas avant septembre dans les Midi-Pyrénnées.
Le Centennial n’arrivera pas avant septembre dans les Midi-Pyrénnées.

« On est sur une année équivalente à 2012, avec 25 % de notre potentiel de production en moins », annonce Alexandra Lacoste directrice de l’AOP nationale Raisin de table. Une baisse de volume conjoncturelle et principalement liée à des évènements climatiques malheureux, au printemps dernier.

Plus de volume que l’an passé dans le sud-ouest

Le muscat sous serre, début août (à partir de la semaine 31), s’est très bien vendu. « C’est un marché de niche qui a su trouver sa clientèle. » Le basculement au plein champ a eu lieu dans le Gard la semaine 34. Le pic de production est attendu pour mi-septembre.

« C’est plutôt positif. On arrive après la semaine de la rentrée de classes, qui est toujours très complexe à gérer en termes d’écoulement. Les consommateurs se détournent alors des fruits et légumes ! », analyse Alexandra Lacoste.

Dans les Midi-Pyrénées,  Gilles Adgié, technicien au syndicat de défense du Chasselas de Moissac, constate 15 jours de retard à la maturité :

« Centennial n’arrivera pas avant septembre ! On attend notre pic de production fin septembre avec le Chasselas. Ce retard de maturité est embêtant : les producteurs vont devoir être attentifs pour préserver la qualité de leurs productions ! »

Quantitativement, la récolte sera supérieure à celle de l’an passée. 

« On attend entre 10 et 15% de volume en plus par rapport à l’an passé, soit environ 12 000 tonnes dans les Midi-Pyrénées. Mais on estime le taux d’AOC à moins de 50% en Chasselas de Moissac…Les vignes très vigoureuses ont engendré des grappes pignées. »

Manque de pragmatisme de la distribution 

Au niveau de la distribution, des actions ont d’ores-et-déjà été programmées.

« Mais on regrette parfois le manque de pragmatisme des enseignes !, explique Alexandra Lacoste. Il y a des couacs dans leurs mises en avant : une promotion a été organisée sur Lavallée dans des catalogues alors qu’on n’avait pas encore le produit ! Certains chefs de rayon fonctionnent avec le même calendrier que l’an passé, alors qu’on a 15 jours de retard par rapport à l’an passé ! » , explique Alexandra Lacoste.

Pour René Reynard, président de l’AOP, ce genre de dysfonctionnement reste la preuve que des metteurs en marché se sont engagés à fournir la distribution.

« Certains metteurs en marché ne se préoccupent pas de s’ils auront ou non le produit. Ils ne pensent qu’au prix. Ils cherchent à négocier une vente pour des produits qu’ils n’auront certainement pas ! »

Le président de l’AOP nationale confie que la distribution dans son ensemble reste tout de même à l’écoute de la production de raisin de table.

« Mais je regrette que les prix ne soient pas plus élevés en ce début de campagne, vus les faibles volumes mis en marché ! »

Fleur Masson

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