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Expertise scientifique collective Inrae-Ifremer

Les impacts des produits phytopharmaceutiques confirmés sur la biodiversité et les services écosystémiques

Une expertise scientifique collective, lancée en 2020, s’est notamment intéressée aux impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité continentale et marine. Photo : fagnard /Adobe stock
Une expertise scientifique collective, lancée en 2020, s’est notamment intéressée aux impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité continentale et marine. Photo : fagnard /Adobe stock

Début mai, l'Inrae et l’Ifremer ont présenté les résultats d’une expertise scientifique collective (Esco) portant sur les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Ce travail leur a été commandité en 2020 par les ministères en charge de la Transition écologique, de l’Agriculture et de la Recherche, dans le cadre du programme Écophyto II+. Pendant deux ans, 46 experts issus de 19 organismes ont étudié plus de 4 000 références scientifiques provenant de la littérature mondiale.

« Les conclusions de cette expertise […] confirment que l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins – notamment côtiers – sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques. Des impacts directs et indirects de ces substances sont également avérés sur les écosystèmes et les populations d’organismes terrestres, aquatiques et marins. La contamination tend néanmoins à diminuer pour les substances interdites depuis plusieurs années. Ces travaux mettent aussi en avant des besoins de recherche complémentaires pour mieux quantifier l’impact de ces produits sur l’environnement », expliquent les deux organismes scientifiques.

Selon les experts, des besoins de connaissances sont notamment nécessaires sur certaines substances ou produits de biocontrôle (quelques-uns montrant une persistance et/ou une toxicité équivalentes à des homologues de synthèse), leurs effets « cocktail » et les impacts sur certaines espèces encore peu étudiées (amphibiens, reptiles, microbiotes…).

Pour consulter le résumé du rapport, suivez ce lien.

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