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Bioagresseur

Fusariose du bananier : l’Anses reste vigilante face à cette menace mondiale

La propagation d’un champignon responsable de la fusariose du bananier menace les cultures de bananiers. Photo : Eduardo Lara Filho/Adobe Stock
La propagation d’un champignon responsable de la fusariose du bananier menace les cultures de bananiers. Photo : Eduardo Lara Filho/Adobe Stock

Le champignon phytopathogène Fusarium oxysporum f. sp. cubense Tropical Race 4 (Foc TR4) représente une menace sérieuse pour la production de bananes. Le 22 janvier dernier, l’Anses a révélé qu’il n’était toutefois pas en cause dans les onze cas suspects détectés en décembre dernier à Mayotte. Un an auparavant, la première contamination liée à ce champignon avait été confirmée dans l’île.

« Fusarium oxysporum f. sp. cubense est responsable de la fusariose du bananier, aussi appelée maladie de Panama. Le champignon ne contamine pas les fruits, mais provoque un flétrissement de la plante et le jaunissement des feuilles, conduisant à la mort du plant infecté. Il n’existe à l’heure actuelle pas de traitement contre ce champignon qui se propage facilement par la plantation de plants infectés asymptomatiques ou par des objets en contact avec du sol contaminé, comme des engins agricoles ou des bottes. Le seul moyen de lutte efficace est la destruction des plants infectés et l’interdiction de l’accès aux zones contaminées », explique l’Anses.

Parmi les différentes races de ce champignon, seule la race tropicale 4 (TR4) est capable d’infecter la variété de bananier Cavendish. Toujours selon l’Agence nationale, TR4 est apparue au début des années 2000 en Australie et en Asie du Sud-Est, puis s’est étendue dans plusieurs pays aux climats tropical ou subtropical.

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