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Endives

Les cours boostés par la crise sanitaire

Publié le 30/04/2020 par Aude Bressolier dans
L’endive origine France est plébiscitée par les consommateurs par rapport aux produits en provenance de la Belgique ou des Pays-Bas. CP : ​Philipimage/Adobe Stock
L’endive origine France est plébiscitée par les consommateurs par rapport aux produits en provenance de la Belgique ou des Pays-Bas. CP : ​Philipimage/Adobe Stock

Selon les dernières estimations publiées par Agreste, la production de chicons d’endives (obtenue à partir du forçage des racines et récoltée entre septembre 2019 et août 2020) serait en recul de 7 % sur un an et de 12 % par rapport à 2014-2018. Elle devrait se situer cette année autour de 141 000 tonnes.
Cette baisse s’explique par les rendements médiocres de la production de racines, énoncent les auteurs de la note : « La production de racines de la campagne 2019-2020 (255 257 tonnes), qui s'étend de mai à novembre 2019, est en net recul, de 11 % par rapport à la campagne précédente et de 5 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Cette diminution concerne le bassin Nord, la sécheresse ayant fortement affecté les rendements, tandis que la production de racines du bassin Ouest augmente dans une moindre mesure. Les excès d’eau à l’automne, bien que permettant une reprise de développement des cultures, pénalisent le potentiel de production déjà mis à mal. »
On notera également que, dans le contexte de pandémie du coronavirus, une partie de la main-d’œuvre n’est pas disponible, ce qui ralentit les récoltes alors que la demande augmente.

La crise amplifie la demande sur un marché déjà tendu

Côté cours, la campagne a débuté à des niveaux très soutenus par rapport à ceux de la précédente, sur un marché déséquilibré par une demande importante face à des volumes disponibles en retrait. « L’endive origine France est plébiscitée par les consommateurs par rapport aux produits en provenance de la Belgique ou des Pays-Bas, contribuant à la fermeté des prix », peut-on lire dans la note Agreste.
Mais c’est à la mi-mars, après l’annonce gouvernementale de confinement de la population, que la demande en chicons a explosé, l’attrait des consommateurs se portant notamment sur le préemballé (85 % de la production). L’offre n'a pas pu répondre à cette hausse de la demande, les problèmes de main-d’œuvre sont venus s'ajouter et ont entraîné la destruction d’une partie des volumes. Les prix de mars 2020 ont donc fortement augmenté, de 117 % par rapport à mars 2019 et de 107 % par rapport à la moyenne quinquennale, à des niveaux traditionnellement rencontrés en fin de campagne.

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