Le web technique et commerce de la filière fruits et légumes

La Tapy

De nouvelles variétés de raisins de table résistantes à l’essai

René Reynard, président de l’AOPn Raisin de table, Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse, Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur général de l’IFV.
René Reynard, président de l’AOPn Raisin de table, Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse, Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur général de l’IFV. Photo : C. Even/Pixel Image

De nouvelles variétés de raisins de table résistantes au mildiou et à l’oïdium vont être plantées au domaine expérimental La Tapy situé dans le Vaucluse. Le programme de recherche "nouvelles variétés résistantes ", soutenu par la région Paca et le département vauclusien, est réalisé en partenariat par l’AOP nationale Raisin de table, l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) et La Tapy.
 
"L’application de produits de protection de la vigne est présente dans tous les vignobles contre un certain nombre de parasites, principalement contre deux maladies foliaires : le mildiou et l'oïdium. Parmi les options pour réduire l’utilisation des pesticides, la résistance génétique des variétés apparaît comme une alternative efficace et sûre", explique l’IFV.
 
Ce projet a pour vocation d’intéresser tous les bassins de producteurs de raisins de table en France. "Notre objectif est de donner des perspectives aux producteurs quelle que soit la taille de leurs exploitations", précise Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur général (DG) de l’IFV.

Résistance, apyrénie, couleur, goût

Dans le cadre de ce programme de recherche, ce sont environ 60 nouvelles variétés candidates, issues du criblage de 2 000 pépins (par une sélection assistée par marqueurs moléculaires), qui vont être évaluées sur une parcelle dédiée de La Tapy. Toutes les variétés sont surgreffées. "Avec le surgreffage, on accélère la mise à fruits. On peut gagner quasiment deux ans", indique le DG de l’IFV.
 
La résistance des variétés au mildiou et l’oïdium, l’apyrénie, la couleur des baies ou encore le goût muscat des nouvelles variétés résistantes vont ainsi être vérifiés. Des observations ont déjà débuté sur la parcelle et se poursuivent sur des variétés résistantes surgreffées il y a deux ans. Le comportement des nouvelles variétés en rayon sera également évalué. "Le CTIFL prend le relais. Ils vérifient l’aptitude sur le marché des raisins de table", indique le directeur général.
 
Si tout se passe bien, d’ici 4 à 5 ans, au moins une nouvelle variété résistante au mildiou et à l’oïdium pourrait être inscrite au Catalogue officiel français. Le choix de son nom ne devra alors pas être négligé comme le souligne Jean-Pierre Van Ruyskensvelde : "Le choix d’un nom est important d’un point de vue commercial."
À terme, si plusieurs phases sont bien anticipées, les producteurs pourraient cultiver cette nouvelle variété d’ici 7 à 10 ans.

1div class="articles-similaires-titre">Dans la même rubrique

Ajouter un commentaire