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Poireaux

L’offre réduite maintient les cours au-dessus de la moyenne

Publié le 30/01/2020 par Aude Bressolier dans
 La sécheresse estivale en début de campagne a affecté les rendements à l’automne, notamment avec des calibres qui ont peiné à se développer. Photo : beerfan/Adobe Stock
La sécheresse estivale en début de campagne a affecté les rendements à l’automne, notamment avec des calibres qui ont peiné à se développer. Photo : beerfan/Adobe Stock

Selon les dernières estimations en date du 1er janvier 2020, les surfaces nationales implantées en poireau de la campagne 2019-2020 seraient stables par rapport à 2018 et en recul de 1 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Elles s’établiraient à 4 900 ha. « La région Centre-Val de Loire verrait ses superficies progresser pour la quatrième année consécutive, de plus de 4 % mais elles sont tout de même en baisse de 2 % sur un an dans le bassin Centre-Ouest », souligne la dernière note Agreste.
La production nationale (150 400 tonnes) est revue à la baisse et serait en recul de 2 % par rapport à 2018-2019, pénalisée par la sécheresse estivale malgré la reprise des précipitations à l’automne.
On notera que, malgré le recul des surfaces, les volumes de production seraient en hausse sensible dans le bassin centre-ouest (+ 10 % en un an). En revanche, ils reculeraient nettement dans les bassins sud-est et nord, respectivement de 18 et 9 %.

Les cours se contractent à l’automne

La campagne 2019-2020 du poireau a débuté à des niveaux élevés par rapport à 2018 en raison d’une disponibilité restreinte par le manque d’eau estival. « Cependant, le prolongement des températures douces en septembre continue de décourager la consommation alors que l’offre s’étoffe avec la montée en production des bassins. À l’automne, la concurrence entre bassins est forte et les prix se tassent, mais les actions promotionnelles en GMS contribuent au maintien des cours au-dessus de la moyenne quinquennale », relève la note Agreste.
La demande est finalement stimulée en novembre, ce qui permet d’écouler une production activée par le retour des pluies et aux cours de progresser par rapport à la moyenne 2014-2018. Certains secteurs, notamment en Bretagne, rencontrent par ailleurs des difficultés d’approvisionnement en raison des intempéries, contribuant à la hausse des prix. À l’approche des périodes de fête, la consommation faiblit comme chaque année et les prix affichent une tendance à la baisse. En décembre 2019, les prix reculent de 12 % par rapport à ceux de 2018 mais restent supérieurs de 9 % par rapport à ceux de la moyenne 2014-2018.

 

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