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Journée nationale pêche : maintenir les volumes et resegmenter la gamme

La question de l'évolution de la segmentation a été longuement débattue lors de la journée nationale pêche organisée au CTIFL le 22 novembre dernier. Photo : Fleur Masson / Pixel Image
La question de l'évolution de la segmentation a été longuement débattue lors de la journée nationale pêche organisée au CTIFL le 22 novembre dernier. Photo : Fleur Masson / Pixel Image

"Le producteur de pêches lutte contre les coûts de main d'oeuvre... et contre l'Espagne ! Il est possible de gagner ces fameux 15 centimes qui permettent à une exploitation de se développer, mais cela passe nécessairement par l'excellence dans tous les domaines", expliquait Bernard Anthérieu de CER France, en conclusion de son intervention sur l'analyse économique de la filière pêche, ce matin, à l'occasion de la journée nationale organisée au CTIFL de Balandran dans le Gard. Une journée nationale riche et dans un climat plutôt serein.... La campagne n'a pas été trop mauvaise, alors on percevait un peu d'optimisme dans l'assemblée.

" 2012 n'a pas été l'année du siècle, mais la campagne commerciale a été équilibrée, et les prix linéaires sur la saison", expliquait alors Bruno Darnaud, le président de l'AOP pêches et nectarines, qui a rappelé l'importance de maintenir les volumes. "On représente aujourd'hui 10% de la production européenne. Il ne faut pas descendre plus bas : dès qu'on a un manque, nos concurrents européens s'engouffrent dans la brèche."

Bruno Darnaud est optimiste. "Je constate que nous avons un savoir-faire réel, car, malgré la hausse du Smic, nos coûts de production sont restés stables. Il y a quand même des motifs de satisfaction, certes fragiles. Mais réels. Je continue à croire en ce produit et reste persuadé que nous avons une carte à jouer à mettre en avant la production française."

La question de l'évolution de la segmentation a été longuement débattue. Il est temps d'éclairer le consommateur de façon à ce qui puisse trouver ce qu'il aime. La segmentation pêche blanche, pêche jaune, nectarine blanche et nectarine jaune semble s'essoufler. "Un consommateur qui s'attend à une pêche douce et qui tombe sur une pêche acidulée ne va pas la trouver bonne", constatait Catherine Lagrue du CTIFL.

Le CTIFL a à cet effet mené un test de segmentation basée sur la saveur "pêches et nectarines à saveur douce, équilibrée et acidulée". L'objectif était d'étudier l'impact d'une signalisation informant le client sur le type de saveur. Les terminologies retenues ("douceur" pour les fruits de saveur sucrée, "harmonie" pour les fruits de saveur équilibrée et "vitalité" pour les fruits de saveur acidulée) sont à revoir, mais la démarche semble avoir séduit.

Fleur Masson

 

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