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PAC post 2020

Les coopératives européennes demandent un soutien renforcé aux OP

Publié le 13/02/2020 par Aude Bressolier dans
L’ensemble des suggestions proposées par les coopératives européennes a été transmis aux eurodéputés, à la Commission européenne, à la présidence du Conseil et à leurs administrations nationales respectives. Photo : pict rider/Adobe Stock
L’ensemble des suggestions proposées par les coopératives européennes a été transmis aux eurodéputés, à la Commission européenne, à la présidence du Conseil et à leurs administrations nationales respectives. Photo : pict rider/Adobe Stock

Des représentants des coopératives de fruits et légumes de Belgique, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Pologne, du Portugal et d’Espagne, représentant plus de 70% de la production européenne du secteur, se sont réunis dans le cadre de Fruit Logistica, à Berlin.
S’ils se félicitent de la proposition de l’UE de maintenir au cours de 2020 un système d’aide communautaire basé sur l’organisation des producteurs et leurs programmes opérationnels pour aider les producteurs de fruits et légumes à faire face aux défis et aux opportunités de la filière, ils estiment toutefois que le futur régime envisagé dans la nouvelle PAC doit être amélioré.
Ils expriment notamment des réserves sur la proposition de la Commission de fixer le seuil minimum obligatoire pour les actions environnementales à 20 % des dépenses, pourcentage trop élevé, selon les coopératives dans les conditions actuelles : « En attendant l’évaluation des propositions de la Commission sur le Green Deal, nous pensons que les programmes opérationnels fruits et légumes représentent déjà un exemple positif de durabilité et le concept principal devrait être l’introduction d’un système d’incitation réel, à la fois en élargissant et en simplifiant le champ d’action qui peut être financé et en introduisant un « système de bonus », tout en reconnaissant l’impact positif de cette activité agricole sur l’environnement et le changement climatique, en termes d’empreinte carbone, de gestion des intrants, etc. »

L’appel pour une transition « en douceur »

Les coopératives espèrent également porter l’aide communautaire à 5 % de la valeur de la production commercialisée non seulement pour les AOP/OP transnationales, mais également pour les OP qui atteignent des objectifs de concentration commerciale élevés, en dépassant une certaine taille ou en développant d’autres schémas commerciaux (par exemple les fusions, AOP, filiale). Selon des études récentes de la Commission, parmi les 1659 organisations de producteurs reconnues en Europe, seules quelques-unes ont une taille suffisante pour atteindre les marchés. Ainsi, dans le secteur des fruits et légumes, seulement 6 % de toutes les OP reconnues, ont un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros.
Enfin, dans le cadre du règlement transitoire, les coopératives européennes estiment que des dispositions transitoires devraient être fixées afin d’assurer une transition en douceur du règlement actuel à la nouvelle PAC : « les organisations de producteurs devraient avoir la possibilité de finaliser leur programme opérationnel en cours en vertu des règles précédentes. »

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