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Le Gouvernement précise les modalités pour aider l'agriculture

 Habituellement, les renforts saisonniers sont assurés par des travailleurs de pays voisins, qui ne peuvent plus aujourd’hui circuler librement, compte tenu de l’épidémie de Covid-19. Photo : littlewolf1989/Adobe stock
Habituellement, les renforts saisonniers sont assurés par des travailleurs de pays voisins, qui ne peuvent plus aujourd’hui circuler librement, compte tenu de l’épidémie de Covid-19. Photo : littlewolf1989/Adobe stock

Dans un communiqué commun en date du 24 mars, les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Agriculture ont précisé les modalités selon lesquelles les Français peuvent choisir d’aller renforcer la force de travail de la chaîne agricole et agroalimentaire.

Simplifier et faciliter le recrutement

Pour faciliter les recrutements, le ministère du Travail va mettre en place, avec Pôle emploi, une plateforme dédiée aux secteurs qui ont, dans cette période, des besoins particuliers en recrutement. L’accès à cette plateforme sera simplifié pour les candidats comme pour les entreprises et permettra de s'informer, en temps réel, sur les besoins en recrutement dans toute la France.

  • cette plateforme regroupera toutes les offres disponibles pour les entreprises concernées;
  • Pôle emploi proposera à chaque employeur, s’il le souhaite, de prendre en charge la présélection des candidats;
  • les candidats pourront consulter les offres sans créer de compte et accéder directement aux coordonnées des recruteurs.

« Cette plateforme vient compléter et renforcer des initiatives déjà prises par les professionnels, notamment celle de “des bras pour ton assiette” », souligne le communiqué. Mardi soir, la plateforme de WiziFarm dépassait les 30 000 inscriptions, donc 90 % de salariés. Le site, victime de son succès, a même été saturé et a connu plusieurs bugs.

Inciter les salariés et les indépendants inoccupés à rejoindre la filière

Si les demandeurs d’emploi ou les indépendants dont l’activité a été stoppée sont les premiers concernés par ces opportunités d’emploi dans la filière, les salariés employés par des entreprises en baisse d’activité sont également susceptibles de répondre aux besoins intenses en recrutement de la filière.
C’est pourquoi les dispositions législatives et réglementaires prévoiront un dispositif permettant aux salariés qui subissent une mesure d’activité partielle de conclure un contrat de travail avec une entreprise du secteur :

  • le salarié pourra cumuler son indemnité d’activité partielle avec le salaire de son contrat de travail dans la filière agroalimentaire, sous réserve que son employeur initial lui donne son accord pour respecter un délai de prévenance de sept jours avant la reprise du travail.
  • l’employeur de la filière agroalimentaire qui embauche le salarié en activité partielle devra libérer le salarié de ses obligations sous réserve du même délai de sept jours.
  • enfin, les bénéficiaires du fonds de solidarité pour les très petites entreprises, indépendants, microentrepreneurs et professions libérales pourront cumuler le versement par le fonds (1 500 euros début avril sur demande auprès du site des impôts) avec des contrats courts dans les entreprises agricoles et agroalimentaires.

Protéger les salariés

La protection des salariés reste bien évidemment une priorité absolue. « Les gestes barrière et les règles de distanciation sont la meilleure protection contre la propagation du Covid-19. Ces principes doivent être mis en œuvre de manière très concrète pour les salariés, en fonction de chaque secteur d’activité », rappelle le communiqué qui précise qu’avant la fin de la semaine, un guide pratique établi par le ministère du Travail, en concertation avec les acteurs de la filière, sera largement diffusé aux entreprises et aux exploitations pour leur donner des solutions très concrètes et opérationnelles afin de garantir un travail en toute sécurité pour leurs salariés.
Les salariés devront également penser à se prémunir de leur attestation. Ce document, fourni par l’employeur, est suffisant pour justifier les déplacements professionnels d’un salarié. Il n’est donc pas nécessaire que le salarié se munisse, en plus de ce justificatif, de l’attestation de déplacement dérogatoire. La durée de validité de ce justificatif est déterminée par l’employeur. Il n’est donc pas utile de le renouveler chaque jour.
Les travailleurs non salariés, pour lesquels ce justificatif ne peut être établi, doivent en revanche se munir de l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant le premier motif.

 

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