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Lancement d'un projet européen sur l'amélioration des plantes

Le projet Invite vise à utiliser les atouts de l'intelligence artificielle pour permettre un travail de sélection plus précis. Photo : Kazakova Maryia/Adobe Stock
Le projet Invite vise à utiliser les atouts de l'intelligence artificielle pour permettre un travail de sélection plus précis. Photo : Kazakova Maryia/Adobe Stock

Près de 150 personnes ont répondu à l’invitation de François Laurens, chercheur à l’Inra d’Angers, spécialiste de la sélection du pommier, pour assister à la première réunion du projet Invite (Innovations In Plant Variety Testing). Durant trois jours, du 8 au 10 juillet, chercheurs, sélectionneurs publics ou privés, représentants des offices d’études et de contrôles des variétés et des centres d’expérimentations ont découvert ce programme européen financé dans le cadre du dispositif H2020 à hauteur de 8 millions d’euros sur cinq ans.

Invite porte sur la thématique de l’intelligence artificielle appliquée à la caractérisation des plantes. Il s’agit de tester les dernières technologies que sont les robots, les outils moléculaires et la machine e-learning (modélisation à partir d’un nombre conséquent de données) pour améliorer les techniques de sélection, de contrôle et de production des plantes. Plus précisément, des bio-indicateurs du stress abiotique et des bioagresseurs seront identifiés, des outils de phénotypage et génotypages élaborés pour mesurer ces bio-indicateurs, des modèles mis au point ainsi que des outils statistiques pour prédire la performance des variétés dans des environnements et selon des modes de production variés. Ce projet mobilise 29 partenaires de treize pays différents.

Tous les instituts techniques impliqués

Sept espèces pilotes seront concernées : blé, maïs, tournesol, ray-grass, pomme, tomate, pomme de terre et pour certains aspects : luzerne, soja et colza. Ces travaux feront appel à des domaines très variés (agroécologie, éco-physiologie, modélisation, génétique quantitative, épigénétique, phénotypage, robotique, agronomie, amélioration des plantes, bio-informatique, biostatistique et socio-économie). Les principaux instituts techniques français sont impliqués : Acta, Arvalis, Terres Inovia et le CTIFL. Huit centres de recherche Inra figurent aussi parmi les partenaires (Montpellier, Toulouse, Avignon, Clermont-Ferrand et Lusignan). L’ESA (European Seed Association), qui regroupe en grandes cultures les sélectionneurs européens, y est également associée, de même que l’OCVV (Office communautaire des variétés végétales). En Anjou, le Geves et l’université d’Angers participent aux travaux.
« En sélection, nous visons plus de précision, de fiabilité tout en cherchant à être plus rapide, spécifie François Laurens. Dans notre centre Inra, nous semons 10 000 pépins de pommier par an. Gérer toutes les données issues de ces plantules reste très fastidieux si l’on n’utilise pas des outils de l’intelligence artificielle. Notre problématique, mais aussi celle des sélecteurs et des agents des offices d’autorisation des variétés, reste de déterminer la couleur des fruits, de quantifier le nombre de pommes plus ou moins vertes sur un arbre. L’utilisation de caméras permettrait de répondre à nos attentes. En blé, le stress hydrique et la problématique de l’eau seront les principaux sujets étudiés. » Ce projet a l’avantage de couvrir une large palette d’espèces de filières différentes afin de pouvoir mutualiser les résultats.

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