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Esa d’Angers

Mesurer l’activité biologique de son sol avec le LEVAbag

Publié le 28/11/2018 par Olivier Lévêque dans
Le LEVAbag mesure la dégradation d’une matière organique de référence mise dans un sac en Nylon. Photo : O.Lévêque/Pixel Image
Le LEVAbag mesure la dégradation d’une matière organique de référence mise dans un sac en Nylon. Photo : O.Lévêque/Pixel Image

Performance des productions végétales : et si tout venait du sol ? Voilà la question posée lors de la journée Végépolys organisée à Angers, le 11 octobre dernier, en présence d’une centaine d’entreprises, de chercheurs et d'étudiants venus faire le point sur les attentes des filières végétales et les outils et perspectives autour du sol et des substrats. 

L'occasion également de découvrir certaines innovations autour de la compréhension de son sol, comme le LEVAbag.

En mesurant la dégradation d’une matière organique de référence (paille) dans un petit sac de nylon, le LEVAbag mis au point par l’Esa d’Angers est un indicateur de l’activité biologique des sols. « Ce nouvel outil de terrain, proposé aux agriculteurs, reprend la méthode du litter-bag avec une matière organique standardisée. Le LEVAbag mesure la vitesse de dégradation de résidus de culture en calculant la perte en masse au cours du temps issue de l’activité des organismes décomposeurs traversant la maille et des micro-organismes. C’est un outil de diagnostic pour le pilotage de la production agricole », présente Mario Cannavacciuolo, enseignant chercheur à l’Esa d’Angers.

Quatre mois après leur enfouissement, les LEVAbag (minimum trois sacs par parcelle) sont retirés du sol, puis envoyés au laboratoire d’analyses. L’agriculteur reçoit ensuite ses résultats, avec des éléments d’interprétation. Le kit de trois LEVAbag coûte entre 81 et 96 euros HT (dégressif selon le nombre), et intègre une fiche de diagnostic.

« Nous avons vendu les kits de LEVAbag auprès d’agriculteurs et de conseillers qui se questionnent sur les sols, auprès d’entreprises qui réalisent de la R&D, et via le REVA, le Réseau d'expérimentation et de veille à l'innovation agricole, poursuit Mario Cannavacciuolo. Parmi les observations obtenues avec les premiers LEVAbag, nous avons vu que la dégradation de la matière organique est davantage liée aux conditions pédoclimatiques et aux pratiques culturales, et qu'elle n’est pas propre à un mode de production, conventionnel ou bio. »

Plus de renseignements sur www.levabag.com

 

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