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684 nouvelles exploitations en bio

La filière fruits et légumes bio est en pleine expansion avec 684 exploitations en plus sur le premier semestre 2016. © Pixelot/Fotolia
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5,8 % de la SAU française : c’est la part de la surface cultivée en agriculture biologique attendue pour cette fin d’année. Soit un total de 1,57 million d’hectares exploités par près de 32000 agriculteurs. 

Tiré par un marché porteur de 6,9 milliards d’euros, « la filière bio connaît un essor important sur l’année 2016 tous secteurs confondus », se réjouit Florent Guhl, le nouveau directeur de l’Agence Bio, lors de la présentation à la presse des chiffres de l’agriculture bio, ce 21 septembre.

La filière fruits et légumes bio est en pleine expansion avec 684 exploitations en plus sur le premier semestre 2016. Parmi elles, 431 maraichers. Ce secteur se hisse à la première place avec 4500 fermes bio sur le territoire cette année, suivi de près par les céréaliers et les viticulteurs. L’arboriculture se retrouve quant à elle en cinquième position avec environ 3000 exploitations.

1,2 milliard d’euros de plus

L’aval de la filière connaît elle aussi un engouement : en six mois, 1200 nouvelles entreprises ont gonflé les rangs de la transformation et de la distribution (+6% par rapport à 2015). Les grandes surfaces et les magasins spécialisés se taillent toutes deux la part du lion, avec 40% de part de marché chacun, le solde étant réalisé en vente directe. « Le circuit spécialisé a gagné 2% de part de marché par rapport aux GMS en 2016 », précise Didier Perréol, le président de l’Agence Bio, qui chiffre à 2800 le nombre de points de vente spécialisés, dont 120 nouvellement créés.

Les Français ont ainsi plus de facilité à consommer bio : selon le baromètre de l’Agence Bio et du CSA, un français sur quatre consomme bio au moins une fois par mois et un sur dix le fait de manière quotidienne. Le public touché a injecté, pour l’année 2016, 1,2 milliard d’euros de plus que l’an dernier.

Très enthousiaste à l’annonce de ces chiffres, Florent Guhl veut toutefois rester prudent : « il faut que la filière grandisse bien, pour qu’elle devienne un modèle à l’international ». Pour y travailler, tous les acteurs de la filière sont conviés aux 9es Assises nationales de la bio, ce 14 novembre. La problématique des aides attribuées au secteur bio y sera très certainement abordée : aujourd’hui en effet, toucher les primes de maintien dans certaines régions s’avère difficile, car le nombre de conversions a été plus élevé qu’imaginé. 

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