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Agronomie

Un premier indicateur de la santé des sols

Publié le 05/12/2020 par Olivier Lévêque dans
La fondation Earthworm annonce la création du premier indicateur de mesure de la santé des sols agricoles. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM
La fondation Earthworm annonce la création du premier indicateur de mesure de la santé des sols agricoles. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

À l’occasion de la Journée mondiale des sols le 5 décembre, Bastien Sachet, directeur de la fondation Earthworm à l’initiative du projet Sols Vivants (un collectif d’acteurs économiques, de scientifiques et d’agriculteurs engagés en faveur d’une agriculture régénérative), a annoncé la création du premier indicateur de mesure de la santé des sols agricoles.

Cet indicateur combine des paramètres comme taux de matière organique, argile, test de la structure du sol, pH. À la fin on obtient un score A, B, C, D, E, F pour chaque parcelle qui donne une idée de l’état de santé du sol. Avec un tel score, personne n’est exclu. Un même agriculteur peut avoir dans sa ferme des parcelles A et d’autres D ou E. Cet indicateur permet d’aider à la décision pour commencer à améliorer la conduite du sol. À cela, est greffé un modèle de calcul du stock de carbone.

La mission de Sols Vivants est d’accompagner et d'accélérer la transition vers une agriculture régénératrice, qui améliore la santé des sols, la prospérité ainsi que la résilience des agriculteurs, et, in fine, la santé de tous. Depuis plus de 20 ans, la fondation Earthworm travaille à la transformation des filières agroalimentaires et forestières pour les rendre plus durables. Elle s’inscrit dans une culture pragmatique, en travaillant avec les entreprises, les fournisseurs et les agriculteurs, mais aussi les autres acteurs du territoire comme les chambres d’agriculture, les associations techniques et les experts.

Des filières créatrices de valeur ajoutée

Aujourd’hui, le travail s’accélère dans les Hauts-de-France et en Champagne avec des entreprises comme Nestlé – qui a récemment publié une feuille de route climat/agriculture ambitieuse –, Purina, Herta, Bonduelle, McCain, Lidl, Cérélia ainsi que certains de leurs fournisseurs moteurs sur le sujet comme Noriap, Cirhyo, Soufflet et d’autres qui sont en train de rejoindre la démarche.

« Tout l’enjeu est de structurer les filières afin de créer de la valeur ajoutée pour les agriculteurs, pour nos adhérents : nous accueillons positivement le fait de s’engager dans un projet collaboratif qui intègre tous les maillons de la chaîne, de l’amont vers l’aval, qui intègre les problématiques des agriculteurs dès le départ, plutôt que d’imposer aux agriculteurs un nouveau cahier des charges. C’est un projet qui est pris dans le bon sens mais également très structurant », souligne Philippe Florentin, DGA de la coopérative Noriap.

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