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Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France

Phytos : les producteurs demandent plus de stabilité réglementaire.

Le collectif sur le fait que " la profession s’est engagée depuis plusieurs années dans l’instauration de règles de bonne conduite visant à assurer une coexistence apaisée entre activités agricoles et riverains."
Le collectif sur le fait que " la profession s’est engagée depuis plusieurs années dans l’instauration de règles de bonne conduite visant à assurer une coexistence apaisée entre activités agricoles et riverains." Photo : O.leveque/Pixel Image

Ce jeudi 30 mars s’achève la semaine pour les alternatives aux pesticides, une opération coordonnée par l’association Générations Futures, visant à promouvoir les alternatives aux pesticides. Un événement qui se clôture sur un décryptage et bilan des programmes agriculture et santé-environnement des candidats à la prochaine élection présidentielle.
Et dans cette période électorale, si les promesses se multiplient, celles concernant les recours aux phytosanitaires inquiètent le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France qui redoute que les producteurs soit "une nouvelle fois […] les otages de débats idéologiques tronqués".

Des appréhensions météorologiques et sociétales

Car après une année 2016 jugée "catastrophique" en raison notamment d’un mois de mai exceptionnellement pluvieux, les producteurs de fruits et légumes entament cette nouvelle année avec de nombreuses appréhensions, non seulement météorologiques mais aussi sociétales, comme l’explique le collectif dans un récent communiqué : "Les conflits de voisinage, attisés par certaines associations locales, se multiplient alors même que la profession s’est engagée depuis plusieurs années dans l’instauration de règles de bonne conduite visant à assurer une coexistence apaisée entre activités agricoles et riverains. À cela, il faut rajouter les incessantes campagnes des associations écologistes basées sur le marketing de la peur qui freinent au final la consommation de fruits et légumes accessibles à toutes les bourses, dont les bénéfices santé sont pourtant incontestables."
Enfin, si le collectif constate l’intérêt de la plupart des candidats pour le secteur agricole, il regrette de ne pas en avoir vu beaucoup "arpenter champs et vergers, mis à part dans le cadre de quelques opérations médiatiques savamment orchestrées".  Résultat : "Un certain nombre de propositions déconnectées du terrain, rarement au regard d’une analyse bénéfice/risque, dont les conséquences sont d’ajouter une grande instabilité réglementaire à un secteur d’activité qui n’en a pas besoin."
 

 

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