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Organisation légumière bretonne

Marc Keranguéven, nouveau président du Cerafel

Publié le 15/06/2018 par Danielle Bodiou dans
Marc Keranguéven (à gauche) succède à Joseph Rousseau à la présidence du Cerafel. Photo : D.Bodiou/Pixel mage
Marc Keranguéven (à gauche) succède à Joseph Rousseau à la présidence du Cerafel. Photo : D.Bodiou/Pixel mage

Le conseil d’administration du Cerafel a élu le 14 juin un nouveau président, Marc Keranguéven. Âgé de 52 ans, ce producteur de légumes de plein champ à Lannilis (Finistère) est président de la Sica de Saint-Pol-de-Léon depuis janvier 2018. Il est également membre du bureau d’Arcal (marché au cadran), du Caté (station expérimentale), de Vegenov (Laboratoire de recherche), de Freshcoop et de Breiz Europe (structures européennes), d’Agriculteurs de Bretagne et a intégré le Conseil de surveillance de la Brittany Ferries. Marc Keranguéven succède à Joseph Rousseau, qui assurait la présidence du Cerafel depuis décembre 2001. Agé de 61 ans, ce dernier n’a pas souhaité renouveler son engagement.

Cette élection s’est tenue à l’issue de l’assemblée générale du Cerafel à Saint-Pol-de-Léon, laquelle a permis de dresser le bilan de l’année 2017. Sur l’exercice écoulé, la structure a réalisé un chiffre d’affaires de 305,8 millions d’euros pour la partie légumes, en repli de 1,2% par rapport à l’année précédente, pour un résultat net négatif de 439 000 euros. Après un fléchissement en 2016, la production totale  (plants de pomme de terre inclus) s’est quant à elle redressée pour dépasser 610 000 tonnes.
Le chou-fleur, légume phare en hiver, a connu sa 3e mauvaise saison d’affilée, malgré un chiffre d’affaires en progression de 1,7%. Les conditions climatiques défavorables et la concurrence des pays du sud de l’Europe ont amoindri les volumes commercialisés, sans pour autant permettre une progression du prix moyen. Malgré une bonne qualité de produit, l’artichaut a présenté un chiffre régional en baisse, à 13,9M€, pénalisé par des invendus, conséquence des rendements exceptionnels sur la campagne. Les tendances ont été mitigées en cultures de printemps et d’été, tandis que la valorisation n’a pas été au rendez-vous en pomme de terre primeur.

Une montée en puissance du bio

Des productions sont parvenues à tirer leur épingle du jeu, comme l’échalote, le haricot frais à écosser ou encore la tomate. La gamme bio- qui comprend une trentaine de produits- a quant à elle poursuivi son développement dans un contexte de marché porteur avec une progression du chiffre d’affaires de 27% par rapport à la campagne précédente, à 14,9 millions d’euros. Le cumul des volumes (sur les campagnes 2017 et 2016/17) atteint plus de 17 000 tonnes, soit + 10 % par rapport à la période précédente. La gamme des crucifères, qui reste majoritaire en volume (51 %) tend à décroître, alors que d’autres produits prennent de l’ampleur comme la courge (+137%), l’oignon (+134%), l’endive (+85%), l’artichaut camus, la courgette ou encore la gamme sous abri qui couvre désormais 20 % du chiffre d’affaires global. La section bio, qui compte 59 exploitations certifiées et 22 en conversion, s’attend encore à une croissance à deux chiffres des volumes de légumes biologiques sur les prochaines années.

L’assemblée générale du Cerafel a également été l’occasion pour l’équipe marketing prince de Bretagne de présenter sa stratégie pour 2018, avec un plan d’actions qui s’inscrit dans la continuité au niveau de la présence terrain et du déploiement d’actions clients et produits. Cette année, la charte des dix engagements Développement Durable RSE Prince de Bretagne, qui recense l’ensemble des engagements pris au quotidien par les producteurs, est reprise à travers toutes les actions de communication grand public de la marque. L’accent est également mis sur la communication et la promotion des légumes issus de l’agriculture biologiques et sur les actions à l’export avec une présence plus marquée sur les Salons internationaux.
 

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