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Les principaux acteurs européens de la noisette créent le Group Corylus Europae

Publié le 11/04/2022 par Caroline EVEN dans
Le Group Corylus Europae représente près de 80 % de la production européenne de noisettes. Photo : Marc/Adobe Stock
Le Group Corylus Europae représente près de 80 % de la production européenne de noisettes. Photo : Marc/Adobe Stock

L’Areflh (Assemblée des régions européennes fruitières, légumières et horticoles) a annoncé le 5 avril dernier la création du Group Corylus Europae, dont elle assure la coordination.

Il rassemble des organisations de producteurs et des centres de recherche européens présents en Italie, en France et en Espagne, dont Koki, ANPN, Unió de Pagesos, Eurecat centre tecnològic de Catalunya, IRTA, Corylus tecnicae, Arboreto, Crisol de frutos secos, Federación de coopératives agràries de Catalunya, Agrion, et Regione Piemonte.

Le groupe, qui représente près de 80 % de la production européenne de noisettes, se réunira plusieurs fois par an pour échanger sur les problématiques communes de la filière européenne de noisettes. Il souhaite plus particulièrement mettre en place des actions communes auprès de l’Union européenne, construire une identité commune et promouvoir une production européenne de noisettes durable et de qualité.

« L’objectif est de garantir notre souveraineté alimentaire et ne plus dépendre à 80 % des importations pour alimenter le marché européen. Lorsque l’Europe produit entre 50 tonnes et 150 000 tonnes de noisettes, elle en importe 500 000 tonnes chaque année essentiellement originaires de Turquie. Cet objectif peut être atteint tout en développant une production de noisettes durable et de qualité, parfaitement tracée, saine, sûre et respectueuse de l’environnement », explique l’Areflh.

Travailler de manière coordonnée

Dans un courrier, Group Corylus Europae fait ainsi part à la Commission européenne des principales difficultés rencontrées par leur filière, parmi lesquelles la lutte contre le balanin des noisettes et la punaise diabolique

Les acteurs européens demandent à la Commission et aux États membres :

« De travailler de manière coordonnée, en promouvant et en facilitant les procédures de reconnaissance mutuelle des produits autorisés entre la France, l'Italie et l'Espagne ; de promouvoir les procédés à usages mineurs et d’accélérer les autorisations exceptionnelles si nécessaire ; et d’approuver un programme spécifique de recherche, d'essais au champ et de transfert, à la fois de systèmes alternatifs de lutte contre les principaux ravageurs et maladies de la culture, ainsi que des systèmes alternatifs ou des produits phytosanitaires pour la lutte contre de nouveaux organismes. »

 

 

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