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L'embargo russe gêne plus les pommes que les pêches

Publié le 02/09/2014 par Fleur Masson dans
A l’annonce de l’embargo, les producteurs de pêche ont eu peur d’un regain de concurrence avec les producteurs espagnols : pas du tout ! La campagne, en effet, était déjà presque finie. Photo : droits réservés.

« C’est dramatique, s’exclamait Luc Barbier, président de la FNPF, sur Europe 1, au lendemain de l’annonce de l’embargo russe. Les Russes vont continuer à manger des pommes, des tomates, des pêches. Sauf que l'origine ne sera plus européenne : elle sera d'Asie, du Brésil, d'Afrique du Sud… Quand  le marché se rouvrira, il faudra des années pour le reconquérir ! ».

Xavier Beulin, président de la FNSEA, craint, de son côté, une saturation des étals français.  « Les productions qui ne vont plus aller sur la Russie vont sans doute se rabattre sur le marché européen, et l'on craint une situation de crise », a-t-il déclaré sur i-Télé.

Pas si gênant pour les pêches

A l’annonce de l’embargo, les producteurs de pêche ont eu peur d’un regain de concurrence avec les producteurs espagnols qui auraient pu rediriger vers les étals français une partie des 100 000 tonnes de fruits qu'ils envoient en Ukraine et en Russie. Mais finalement, l’impact est minime.

Pour Raphaël Martinez, directeur de l’AOP pêche, « finalement, sur la pêche, cela n’a rien changé : il ne restait que quelques semaines de commerce. Tout était déjà engagé, les prix calés, et cela n’a pas dévissé. »

L’embargo concerne surtout les producteurs de pommes et de poires. La Russie constitue en effet le premier marché à l'export pour les producteurs français de pommes et de poires, même si la France se situe derrière la Pologne en matière de production européenne de pommes. Il faudra, en France, pratiquer une récolte sélective pour limiter l'impact de l'embargo.

Une réunion exceptionnelle des ministres de l'Agriculture est prévue le 5 septembre à Bruxelles pour faire le point sur l'impact réel de cet embargo.
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