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Rose-Lily, comprendre l'échalote semis

"Nous avons réalisé de nombreux tests pour nous assurer que nos échalotes de semis répondent aux attentes des consommateurs, notamment sur le plan gustatif", détaille le président du Club de producteur d’échalote de semis.
"Nous avons réalisé de nombreux tests pour nous assurer que nos échalotes de semis répondent aux attentes des consommateurs, notamment sur le plan gustatif", détaille le président du Club de producteur d’échalote de semis. Photo : DR

À l’occasion d’une conférence dégustation, le club "Rose Lily" et les producteurs d’échalote de semis ont présenté les caractéristiques de cette échalote. Selon eux, ses atouts répondent à une demande du marché, notamment grâce à sa bonne conservation, en plus d’apporter un rendement supérieur. 

"La France est le leader européen de l’échalote avec 2 369 ha en 2015", annonce Yannick Chevray, responsable marketing et support de vente de Bejo, mais aussi président du Club des producteurs d’échalotes de semis. Pour présenter l’échalote de semis, et notamment la Rose Lily, à des producteurs et des distributeurs, le club a organisé une conférence-dégustation à l’Académie Mandar de Rungis. L’objectif ? Présenter les variétés de semis d’un bout à l’autre de la chaîne, c'est-à-dire de la sélection à la production et jusqu’à l’assiette.

"L’échalote de semis est issue d’un travail de sélection similaire à celui de l’échalote à multiplication végétative", souligne Yannick Chevray.

La principale différence réside dans son mode de production puisque qu’elle est produite non pas à partir d’un bulbe planté dans la terre, mais à partir d’une graine semée. Aujourd’hui, la production d’échalote de semis représente 5 à 10 % de la production d’échalote française qui se chiffre à 48 855 tonnes soit environs 50 millions d’euros. Pourtant, elle semble proposer de nombreux avantages.

"Les graines sont plus saines que les bulbes et les agriculteurs peuvent ainsi travailler avec un produit sain, détaille Éric Gossart, attaché technico-commercial chez Bejo. Bien que le coût de la semence soit plus élevé que le bulbe, les rendements sont meilleurs de l’ordre de 15 % et le besoin de main-d’œuvre est plus faible. Elle est également moins polluante notamment car le producteur n’utilise plus de plastique."

Pour semer des échalotes, un agriculteur peut utiliser le même matériel que pour des oignons, souvent associés à la production d’échalote. Et selon le président du club, les échalotes de multiplication végétative sont très complémentaires, car ensemble elles peuvent fournir le marché toute l’année. L’échalote de semis se sème en mars, soit quelques mois plus tard que l’échalote traditionnelle qui se plante en automne, et se récolte également un peu plus tard.

"Surtout, l’échalote de semis se conserve plus longtemps : c’est une alternative de qualité dans un marché contraint à de beaucoup de spéculations", souligne Yannick Chevray. 

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