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Congrès de Légumes de France 2015

Robots, drones... quels outils pour demain ?

L'innovation était à l'honneur au congrès de Légumes de France jeudi dernier. Au programme: drones, robots et panneaux solaires.
L'innovation était à l'honneur au congrès de Légumes de France jeudi dernier. Au programme: drones, robots et panneaux solaires. Photo: L.Rubio/Pixel Image

"Je suis persuadé que nous sommes à l’aube de grands changements!", a introduit Bruno Vila, le secrétaire général de Légumes de France (et président de la coopérative Rougeline), lors de la table ronde sur le thème de l'innovation, qui s’est tenu jeudi dernier au congrès de Légumes de France à Perpignan.

Quelles perspectives d’innovation pour nos outils de production? Pour appuyer le propos, la fédération avait convié robots, drones et panneaux solaires, pour ce débat animé par Fleur Masson, rédactrice en chef de L’Arboriculture fruitière et Culture légumière.

Des compétences made in Sud-Ouest

Et pas besoin de faire venir des intervenants des quatre coins de la France, la plupart étaient originaires du Sud-Ouest. Un point important pour souligner l'accessibilité des entreprises en local

Exception qui confirme la règle: Dominique Werbrouck, directeur du pôle légume région Nord, était venu présenter Anatis pour la partie robotique. Anatis a été conçu en multipartenariat avec, entre autres, l’entreprise Carré et la start up toulousaine Naïo Technologies. Gaëtan Séverac, cogérant de la start up, était d'ailleurs accompagné de son robot bineur Oz, qui fait des émules depuis sa première commercialisation il y a deux ans.

Également de la partie: Joël Castets, directeur associé d’Agenium, et Philippe Gény, président de Drone&Co (Ariège), ainsi que Christophe Courtois, secrétaire général de Tescol. Basée à Perpignan, cette entreprise spécialisée dans l'énergie solaire travaille sur l'installation de panneaux solaires sur les serres.

Séduire les générations futures

L'innovation pour faciliter le travail des producteurs, bien sûr, mais pour Bruno Vila l’enjeu est multiple:

"Je milite pour changer l’image de notre production. Prenons l’exemple des fermes urbaines, ce n’est bien sûr pas la solution qui répondra aux enjeux alimentaires à grande échelle, mais si cela peut permettre aux habitants des villes de se rapprocher de la production alors tant mieux! C’est un formidable moyen de communication alors, si possible, que les producteurs en soient les initiateurs!"

Et ce ne sera certainement pas pour déplaire aux jeunes maraîchers de demain, davantage séduits par les objets connectés que leurs prédécesseurs.

Retrouvez un dossier spécial sur les acteurs de cette table ronde "Innovation" dans le magazine Culture légumière qui paraitra en décembre (n°150).

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