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Autorité de la concurrence

Vers des mesures de flexibilité pour les OP ?

« On va pourvoir parler d’économie au sein de l’interprofession. Cela légitime le travail interprofessionnel et son rôle dans la construction d’un prix et d’un marché ! » , analyse Luc Barbier, président de la FNPF.
« On va pourvoir parler d’économie au sein de l’interprofession. Cela légitime le travail interprofessionnel et son rôle dans la construction d’un prix et d’un marché ! » , analyse Luc Barbier, président de la FNPF.

Saisie par Les Producteurs de Légumes de France, l'Autorité de la concurrence a rendu un avis sur la situation dans le secteur des fruits et légumes frais en France et sur les conditions d'application du droit de la concurrence dans ce secteur.

« On va pouvoir parler économie »

Ainsi, l'Autorité estime que la suppression du critère relatif à l'absence de position dominante pour la constitution d'OP doit être l'occasion d'une relance du mouvement concentratif. 

« Ça va dans le bon sens ! Nous sommes globalement satisfaits, s’exclame Luc Barbier. On redéfinit la notion de marché pertinent, et on ne se limite pas nécessairement au produit considéré mais également aux produits de substitution. On ne pourra plus reprocher aux producteurs d’endive d’être trop organisés. »

Par ailleurs, l'Autorité préconise l'extension au secteur des fruits et légumes de l'assouplissement des conditions de négociations collectives des prix au sein des OP. « On va pourvoir parler d’économie au sein de l’interprofession. Cela légitime le travail interprofessionnel et son rôle dans la construction d’un prix et d’un marché ! » , analyse Luc Barbier.

Inciter à la contractualisation par une aide financière

« Ces mesures pourraient être complétées pour une généralisation du principe de la contractualisation à l'ensemble de la filière. L'effectivité de la contractualisation dépendant fortement de l'adhésion des acteurs au dispositif retenu, des mesures incitatives, telles qu'une aide financière à la contractualisation, comme cela existe dans la filière ovine, pourraient également être envisagées », explique L’Autorité.

L'Autorité est d'avis que ces différentes mesures devraient permettre de maintenir la diversité de l'offre dans le secteur, tout en faisant bénéficier les producteurs d'un meilleur partage du surplus entre les différents acteurs de la filière, ce qui, in fine, bénéficiera également au consommateur, s'agissant de produits de première nécessité.

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