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Emballages

Suppression du plastique : Interfel regrette le manque de concertation

Publié le 14/10/2021 par Aude Bressolier dans
Une trentaine de fruits et légumes frais ne pourront plus être vendus dans un emballage plastique, à compter du 1er janvier 2022. Photo : stefanie / Adobe Stock
Une trentaine de fruits et légumes frais ne pourront plus être vendus dans un emballage plastique, à compter du 1er janvier 2022. Photo : stefanie / Adobe Stock

Alors que le décret encadrant l’interdiction des emballages plastiques autour des fruits et légumes frais non transformés a été signé mardi 12 octobre, Interfel souligne que ce texte ne tient pas compte de la réalité actuelle des contraintes techniques et économiques de la filière :

« À quelques semaines de l’application du décret, les entreprises de la filière vont devoir faire face à de nombreux obstacles structurels et techniques alors que des problématiques importantes de mises en œuvre restent encore à éclaircir. De plus, le contexte de la crise Covid-19, des disponibilités des matières premières et du coût économique des solutions alternatives, rend particulièrement difficile une mise en place au 1er janvier 2022, ceci pour l’ensemble du marché. »

L’interprofession regrette également que certaines propositions formulées par la filière n’aient pas été retenues, comme l’utilisation de plastique 100% recyclable pour les emballages de fruits et légumes. Elle espère que cette mesure, exclusivement sectorielle, ne pénalisera pas la place des produits français au sein de l’espace européen et que le consommateur plébiscitera dans ses achats alimentaires les fruits et légumes frais.
 

Les fruits et légumes frais, premier secteur de l’alimentaire pour la vente en vrac

Interfel rappelle aussi que la filière des fruits et légumes frais est l’une des principales filières qui maintient la vente en vrac, avec près de 65% des produits vendus sous cette forme et que, sur le champ de cette loi, elle représente moins de 1,5% des conditionnements plastiques utilisés dans le secteur alimentaire.
L’interprofession souligne enfin que les emballages représentent une réelle utilité en matière de qualité technique et de traçabilité, notamment pour les filières qui promeuvent des démarches spécifiques de signes de qualité, et restent un support important pour améliorer l’information des consommateurs :

« Ils permettent dans la plupart des cas de limiter le gaspillage alimentaire et d’apporter une meilleure protection et tenue aux produits. »

 

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