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Sica de Saint-Pol-de-Léon : Un chiffre d’affaires en hausse malgré la crise

Thomas Quillevéré, secrétaire général, Marc Keranguéven, président, et Olivier Sinquin, directeur de la Sica de St-Pol-de-Léon. Photo Sica Saint-Pol-de-Léon
Thomas Quillevéré, secrétaire général, Marc Keranguéven, président, et Olivier Sinquin, directeur de la Sica de St-Pol-de-Léon. Photo Sica Saint-Pol-de-Léon

Avec 800 producteurs et un volume commercialisé de 203.000 tonnes, la Sica de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français de producteurs de légumes, a réalisé en 2020 un chiffre d’affaires global de 225 millions d’euros, en hausse de 2 %. Le chiffre d’affaires de la branche légumes a progressé de 1 % pour s’établir à 185 millions d’euros. « Ces performances, dans le contexte inédit de la crise sanitaire de la Covid-19, s’expliquent notamment par l’effet du premier confinement sur le marché des produits alimentaires de première nécessité, par une forte volonté de consommer français et par de bons référencements des produits locaux »,  a annoncé Marc Keranguéven, président de la coopérative, lors d’une conférence de presse le 20 avril.

Plusieurs produits « historiques » de la gamme ont participé à la progression du résultat. C’est le cas notamment du chou-fleur, dont les ventes ont progressé de 39 %, de l’endive (+ 59 %) et de l’artichaut. D’autres productions légumières s’en sortent moins bien, comme la salade de 4e gamme ou encore la tomate, deuxième chiffre d’affaires de la Sica (22 % du total légumes).  La campagne s’est achevée sur un chiffre d’affaires en retrait de 6 %, baisse liée à la diminution des volumes.
Des produits ont également souffert de la fermeture de la restauration commerciale comme le mini-légume, le shii-také et les légumes anciens. Quant aux légumes biologiques, ils enregistrent une baisse de chiffre d’affaires de 3 %, notamment liée à la tomate bio dont la vente n’est autorisée qu’à partir de début mai.

« La tendance structurelle est encourageante pour la Sica. Elle résulte de la capacité des producteurs à faire évoluer leurs différentes mises en marché pour fidéliser et créer de nouveaux débouchés. 2021 s’annonce être dans la continuité avec un chiffre d’affaires en progression à fin mars et une percée confirmée de l’échalote et de la gamme bio, qui compte une soixantaine de produits», ont souligné des dirigeants du groupement.

Vente en circuits courts, développement de la bio

À l’occasion de son assemblée générale qui s'est tenue le 16 avril, la Sica a dévoilé ses nouvelles ambitions et priorités pour l’année 2021. Après la mise en service de la plateforme logistique de Vilar Gren, qui  centralise les volumes et la mise en marché de 80 % de l’offre de légumes de la coopérative, la Sica entend continuer à s’intéresser aux nouveaux marchés. Pour répondre à l’ensemble des demandes clients, la coopérative poursuit la diversification de ses mises en marchés (le cadran pour 70 % des volumes, le bureau de vente, la télématique, les engagements) et travaille sur la régularité des approvisionnements, ainsi que sur la connaissance des volumes prévisionnels, pour fidéliser les acheteurs et sécuriser le revenu des producteurs. En parallèle, elle entend accélérer sur la certification HVE : toutes les exploitations sous-abris seront certifiées en juin 2021 et l’objectif est d’atteindre 100 % pour le plein-champs fin 2022.
 
Autre ambition affichée : répondre aux attentes sociétales, en proposant par exemple la vente en circuits courts. « Depuis 2020, entre 30 et 50 producteurs vendent directement à la ferme, a indiqué Marc Keranguéven. Cette  adaptation du modèle coopératif résulte de la demande des producteurs d’avoir davantage de liens avec le consommateur. » De la même manière, la Sica s’attaque à la reconquête des rayons bretons pour répondre à l’intérêt croissant d’une provenance locale. La coopérative travaille également sur le développement de la bio (le prévisionnel de mises en place est de 13.500 tonnes en 2021, 15.700 tonnes en 2022), ainsi que sur la réduction des emballages en réponse à la loi AGEC. Même si 80 % des légumes sont commercialisés en vrac, elle propose des solutions alternatives au plastique comme le shaker tomate en carton ou les barquettes 100 % carton.
 

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