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Conjoncture

Les cours de la cerise en hausse de 48% sur un an

Publié le 16/07/2021 par Danielle Bodiou dans
L’offre réduite de moitié par le gel historique d’avril s’accompagne d’une nette hausse des cours de la cerise en début de saison. M. Chanet/Adobe stock
L’offre réduite de moitié par le gel historique d’avril s’accompagne d’une nette hausse des cours de la cerise en début de saison. M. Chanet/Adobe stock

Conséquence de l’offre réduite par le gel historique d’avril, les cours de la cerise sont en nette hausse en ce début de campagne. Selon la dernière note Agreste, en juin 2021, les cours sont supérieurs de 48% à ceux de l’année passée et de 51% à la moyenne 2016-2020. La demande reste présente.
Les prix ont toutefois amorcé une baisse en fin de mois, en raison de « la baisse de la demande en lien possiblement avec les prix élevés et la météo plus fraîche ». En outre, la concurrence espagnole est pressante, notamment sur les marchés de gros avec des volumes importés supérieurs aux années précédentes.
 
En mai 2021, les cours de la cerise étaient 50% au-dessus de ceux de 2020 et de la moyenne 2016-2020.
 
Selon Agreste, sur les deux premiers mois de la campagne 2021, le chiffre d’affaires national provisoire recule de près d’un tiers sur un an et par rapport à la moyenne 2016-2020. La hausse des prix n’a pas compensé la chute de la production.
 

La prévision d’une demi-récolte se confirme

En 2021, la production de cerises est estimée à 16.000 tonnes, soit environ une demi-récolte par rapport à une année standard. Il s'agirait selon Agreste de la production la plus faible depuis au moins 46 ans, et du rendement le plus faible, à l'exception de l'année 1977 pendant laquelle le rendement avait été similaire.
 
Le gel historique d’avril a touché tous les bassins de production, et plus durement la Vallée du Rhône où seulement un tiers de la récolte par rapport à une année moyenne est attendu. La production est estimée en retrait de 22% sur un an en Occitanie, de 57% en Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Les variétés précoces auraient été les plus touchées par ce gel. La campagne s’annonce particulièrement allongée du fait d’un retard de la végétation.
 
 
 

 

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