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Communication verte

Christian Jouno ouvre ses serres

"La base de tout, c'est l'observation, explique Christian Jouno. Dans chacune de mes serres, un observateur réalise des cartographies quotidiennes des populations d'insectes".

Christian Jouno rejoint cette année l'aventure des Serres ouvertes, organisées pour la deuxième année consécutive par les producteurs de Tomates et Concombres de France. Le principe est d'ouvrir les serres au grand public et aux établissements scolaires. Ainsi, du 17 au 20 mai, visites gratuites et dégustations seront organisées à travers la France.

Les serres mal connues

Car c'est un fait : la culture sous serres est souvent mal ou peu connue (voire mal perçue). "Pourtant, ce mode de production présente de nombreux atouts qu'il nous faut valoriser, tant dans l’optimisation des cultures que dans le respect de l’environnement ! La serre est un merveilleux outil", s'exclame Christian Jouno. Protection des agressions extérieures, maîtrise du climat, supports de culture, méthodes de protection biologique intégrée : autant de facteurs qui permettent à la fois d’assurer une croissance optimale des plants et de limiter l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires.

L'objectif de l'opération est aussi de faire prendre conscience au grand public que, même si elles ne sont pas labellisées bio car produites hors-sol, les tomates sous serres sont produites dans des conditions sanitaires optimales : car les producteurs redoublent de technicité et améliorent chaque jour leur connaissance des mécanismes biologiques (notamment dans le comportement des insectes prédateurs et auxiliaires). "Nous sommes en permanence à la recherche du point d'équilibre parfait, et, en quelque sorte, condamnés à réussir", lance Christian Jouno.

Communiquer sur le vertueux

Reste, finalement, à communiquer intelligemment sur ces modes de production vertueux. "Cultivées sans insecticides", "Nature" ou encore "Zéro résidu" : les labels du genre se multilplient dans la tomate. Au risque de ternir, par ricochet, l'image des productions conventionnelles ? Laurent Bergé, président de l'AOP Tomates et concombres de France, et par ailleurs adhérent de la coopérative Océane, reste très positif : "Tout cela va dans le sens de ce que veulent les consommateurs. Il faut des leaders dans les filières ! Ces entreprises ont investi pour parvenir à ces hauts niveaux de résultat, et il est normal que leurs démarches soient mises en avant au travers d'une communication "verte". L'essentiel est que cela se traduise par une meilleure valorisation commerciale."

Pour découvir les serres de Christian Jouno, rendez-vous le 20 mai prochain à La Chapelle des Fougeretz

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