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Congrès FNPF

Luc Barbier : "Nous avons eu des relations tendues avec Le Foll"

La table ronde de l'après-midi fut surtout l'occasion de rappeler que les atouts des fruits frais sont innombrables.

La FNPF tenait son congrès à Paris, mercredi 1er février aux salons de l'Aveyron. Objectif ? Déterminer, ensemble, quels sont les débouchés de la production fruitière à la lumière des nouvelles atentes sociétales. Vaste programme, s'il en est, mais la table ronde de l'après-midi fut surtout l'occasion de rappeler que les atouts des fruits frais sont innombrables en ces temps où "manger sain" est le nouveau style de vie, tandis que les urbains aspirent à la naturalité et à la simplicité des denrées alimentaires. En clair : les français en ont marre du gluten, des produits tranformés et de la viande. Une aubaine, voire un boulevard, pour les fruits, à saisir d'urgence en termes de communication filière.

Taper du poing sur le bureau du ministre

En entamant son discours de clôture de congrès, vers 16h, le ton est donné par Luc Barbier qui souligne qu'aucun membre du gouvernement n'est présent. Et de rappeler que les relations entre la fédération et le gouvernement n'ont pas toujours été au beau fixe durant les 5 annnées passées. "Nous avons eu des relations tendues avec Stéphane Le Foll. Avec Jacques Rouchaussé, le président de Légumes de France, nous devions parfois taper du poing sur son bureau pour nous faire entendre."

En 5 ans, en effet, aucun accompagnement de l'Etat, malgré les crises, et, surtout, malgré l'embargo russe. Seul point positif selon Barbier : la suppression de la TFA. Le Foll a finalement su secouer la filière et l'inciter à se mettre en ordre de marche, via la réappropriation du financement de sa R&D. "Nous serons d'autant plus forts que nous ne dépendrons plus de la puissance publique, a martelé le président. Oui, on doit dire merci à Stéphane Le Foll sur ce point."

Selon Lub Barbier, les enjeux de demain sont à construire entre Interfel, Aprifel et le CTIFL. Le président a souligné l'importance de cette nouvelle gouvernance, de cette "filière qui se prend par la main."  "Il nous faut renforcer l'interprofession. Le CTIFL appartient aujourd'hui à ses familles, et uniquement à ses familles !", a rappelé l'arboriculteur. Avant de conclure avec panache : "Soyez fier de votre métier, et portez cette fierté comme un étendard !"

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