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La ​tomate de transformation garde un potentiel de développement

La France a représenté 0,48 % de la production mondiale en 2016. Photo : DR
La France a représenté 0,48 % de la production mondiale en 2016. Photo : DR

En 2016, les entreprises françaises ont traité un peu moins de 186 000 tonnes net de tomates d’industrie, soit 7 % de plus qu’en 2015. La moyenne des quantités transformées sur les trois dernières années s’élève à 179 000 tonnes.
Selon une récente note de synthèse publiée par FranceAgriMer : « La région Aquitaine retrouve ses niveaux de production habituels et représente 33 % de la production nationale derrière la région Sud-Est qui assure 67 % de la transformation nationale totale. Une superficie de 2 465 hectares a été déclarée en 2016. »

La douloureuse facture des importations

La filière nationale n’a cependant couverte que 13,5 % environ des besoins domestiques en 2016. L’essentiel de la consommation française est donc assuré par le biais des importations, selon les volumes suivants :

  • 573 000 tonnes de concentrés : les achats extérieurs de concentrés sont majoritairement effectués auprès des pays voisins tels que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore le Portugal;
  • 141 000 tonnes de conserves : la France s’approvisionne essentiellement auprès de l’Italie et de l’Espagne, qui assument plus de 85 % de ses importations;
  • 450 000 tonnes de sauces et ketchup : comme dans le cas des conserves, l’Espagne et l’Italie fournissent l’essentiel des besoins français.

FranceAgriMer tient à souligner que « la dépendance aux importations a un coût non négligeable. En 2016, la facture des importations a augmenté de près de 5% par rapport aux trois années précédentes, à plus de 342 millions d’euros ».
Si la part de la production française (13,5%) dans la consommation domestique a été en 2016 en légère hausse par rapport aux années précédentes, FranceAgriMer rappelle que le taux d’autosuffisance était proche de 16 % entre 2009 et 2012. Et de conclure : « La production nationale, si elle est maintenant stabilisée aux environs de 200 000 tonnes, garde toutefois un potentiel de développement. »
 

La filière française de la tomate de transformation en chiffres

  • 186 000 tonnes en 2016
  • 188 exploitations
  • 2 465 hectares, dont :

             - 75 % dans le Sud-est
             - 25 % dans le Sud-ouest

  • 100 % en OP

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