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Interfel : promouvoir la filière grâce aux professionnels

Jacques Rouchaussé, président du CTIFL, Bruno Dupont, président d'Interfel, et Louis Orenga, directeur Interfel-CTIFL-Aprifel. Photo : b.bosi/Pixel Image
Jacques Rouchaussé, président du CTIFL, Bruno Dupont, président d'Interfel, et Louis Orenga, directeur Interfel-CTIFL-Aprifel. Photo : b.bosi/Pixel Image

Interfel aura un planning chargé en 2018. L’interprofession présentait le 12 janvier son plan d’action annuel. Elle affiche des ambitions qu’elle estime grandes, mais avant tout « réalisables », selon les mots de son président Bruno Dupont. Si les États généraux de l’alimentation se sont achevés fin décembre, Interfel voit dans ce grand événement le début d’un travail de plus longue haleine. Contractualisation, hausse de la qualité, réduction des produits phytosanitaires et augmentation de la consommation : autant d’axes de travail que l’interprofession, son centre technique (CTIFL) et son agence pour la recherche et l’information (Aprifel) visent dès 2018. Mais pour avancer au mieux, Interfel compte sur les premiers acteurs de la filière : les professionnels des fruits et légumes frais.

Interfel, qui axait depuis plusieurs années l’essentiel de ses efforts de communication vers les consommateurs, s’adresse désormais également aux professionnels. L’interprofession lance le 12 janvier son nouveau site Internet institutionnel.
Valérie Sené, directrice de la communication d’Interfel, affirme :

Nous tenons a expliquer aux professionnels à quoi servent leurs cotisations à l’interprofession.

Le site aura également pour objectif de servir d’outil aux professionnels en leur fournissant notamment les informations réglementaires qui les concernent directement.
« Nous voulons travailler avec les professionnels », poursuit Valérie Sené, car elle estime qu’ils sont les meilleurs ambassadeurs des fruits et légumes frais auprès des consommateurs. Des ambassadeurs potentiels, susceptibles de s’exprimer dans les médias généralistes ou par le biais des réseaux sociaux, sont d’ailleurs déjà en cours d’identification. «

Nous travaillons déjà avec un petit groupe de dix e-influenceurs.

Faire mieux et le faire savoir

Si Interfel veut que les professionnels prennent la parole, c’est avant tout pour expliquer aux consommateurs que la filière prend en compte « les attentes sociétales ».
Louis Orenga, directeur d’Interfel, s'exclame :

Nous ne pouvons plus nous contraindre à faire toujours mieux et à ne le dire à personne ! Sinon, dans 5 ans, on organisera à nouveau des états généraux pour dire que les professionnels ne répondent pas à la demande.

 
Car les professionnels des fruits et légumes frais, qui ont déjà fait de gros progrès en matière environnementale notamment, comptent bien poursuivre dans cette voie. Ainsi, dans le plan de filière qu’elle a remis au gouvernement en décembre, l’interprofession affiche l’ambition d’augmenter la part de bio et de produits sous signes officiels de qualité. L’objectif étant de passer d’une part actuelle (en valeur) de 11% à 25% d’ici 5 ans. Idem sur la question des produits phytosanitaires. Interfel vise une réduction de l’usage des phytos de l’ordre de 20% à 50% « en fonction de l’aide accordée par les pouvoirs publics », précise Jacques Rouchaussé, président du CTIFL.
 

Un magasin expérimental en projet

Dans cette optique, Interfel et le CTIFL mettent en place un « réseau d’expérimentation » qui s’appuiera sur le centre technique, les stations d’expérimentation et – si possible – des projets communs avec l’Inra et l’Acta.
Un projet de « magasin expérimental » devrait notamment voir le jour avant la fin de l’année. Il permettra d’étudier le parcours des fruits et légumes frais, « du producteur jusqu’au consommateur », afin d’identifier les étapes où il y a des lacunes portant préjudice à la qualité du produit (logistique, transport, lieu de vente…). « 35 produits français devraient être étudiés », précise Jacques Rouchaussé. Le « magasin » pourrait être situé dans les locaux du CTIFL à Paris. Mais le CTIFL lui-même pourrait déménager dans la « Maison des fruits et légumes frais » que Bruno Dupont aimerait créer pour réunir toutes les organisations professionnelles de la filière.
 

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