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Boîtes de conserve

Des conserves pas si banales

FranceAgriMer et l’Uppia ont cofinancé une étude ethnographique sur les boîtes de conserve.
FranceAgriMer et l’Uppia ont cofinancé une étude ethnographique sur les boîtes de conserve. Photo : Vaitekune/Fotolia

FranceAgriMer vient de mettre en ligne la synthèse d’une étude sur l’imaginaire des produits en conserve, cofinancée par l’Uppia (Union interprofessionnelle pour la promotion des industries de l’appertisé en boîte métallique).

Pour Éric Birlouez, ingénieur agronome et sociologue, spécialiste de l’histoire de l’alimentation, qui a rédigé la synthèse : "Malgré son extrême banalisation, la conserve demeure un objet d’étude passionnant… si on prend le temps de porter sur elle un regard ethnographique. »

L’étude menée par Éric Roux en 2017 a ainsi été réalisée à partir d’enquêtes ethnographiques qualitatives, pour observer, analyser et comprendre le placard des Français, sous l’angle des conserves industrielles et domestiques. Aujourd’hui, 99,7 % des Français achètent des boîtes de conserve.

Une conserve à réenchanter

L’auteur de l’étude a tout d’abord fait le constat que si les boîtes métalliques ont été inventées pour conserver les aliments sur une longue durée, en revanche, elles sont en premier lieu achetées pour leur praticité mais aussi leur coût relativement « modique ». Il rappelle d’autre part que certains Français continuent à réaliser leurs propres conserves, avec les légumes et les fruits de leur jardin ou du marché.

"Qu’elle soit domestique ou manufacturée, la conserve relève du patrimoine. Par la magie de la mise en boîte ou en bocal, c’est toute une culture qui se trouve "conservée" et, partant, protégée", souligne par ailleurs le rédacteur de la synthèse, avant de conclure :

"Pour toutes ces raisons symboliques et immatérielles – le patrimoine culturel, le don, le partage, la transmission, le travail et la tendresse investis, etc. – la conserve mérite d’être réhabilitée, d’être en quelque sorte réenchantée."

L’Uppia compte au sein de son Collège conservateur, plusieurs industriels comme les groupes Bonduelle et d’Aucy. Quant à Felcoop, la Fédération française de la coopération fruitière, légumière et horticole, c’est l’une des cinq organisations professionnelles adhérentes à l’Uppia.  

 

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