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SDHI

Pas de toxicité constatée par l’Anses

Publié le 31/07/2019 par Bérengère Bosi dans
Selon l'Anses, en l'état actuel de la recherche, la toxicité des SDHI reste faible. Elle ne voit pas d'éléments nouveaux susceptibles de justifier des retraits d'AMM. Photo: shoot4pleasure10/Adobe stock
Selon l'Anses, en l'état actuel de la recherche, la toxicité des SDHI reste faible. Elle ne voit pas d'éléments nouveaux susceptibles de justifier des retraits d'AMM. Photo: shoot4pleasure10/Adobe stock

Alertée par un collectif de scientifiques craignant la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate déshydrogénase (SDHI), l’Anses avait décidé de poursuivre les recherches sur ce sujet. Dans une information publiée le 25 juillet, l’Anses fait le point sur l’avancée de son travail. Selon elle, « l’examen exhaustif des données scientifiques disponibles mené par le groupe d’experts » n’a pas apporté d’éléments confirmant les « risques potentiels de ces substances pour la santé humaine ».
 
Selon l’Anses, « le niveau des expositions alimentaires s’avère faible au regard des seuils toxicologiques. De plus, ces substances, dont aucune n’est classée cancérigène avérée ou présumée dans la réglementation européenne, sont rapidement métabolisées et éliminées chez l’homme ». L’agence poursuit : « À ce jour, aucun nouvel élément n’est venu confirmer l’existence d’une alerte sanitaire qui conduirait au retrait des autorisations de mise sur le marché en vigueur, conformément aux règlements nationaux et européens relatifs aux produits phytopharmaceutiques. »
 
De son côté, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France rappelle que « les fongicides SDHI font partie d'une gamme d'outils diversifiés et indispensables, à la disposition des agriculteurs pour lutter contre la prolifération des maladies fongiques ». Il rappelle que ces outils sont d’autant plus utiles que « ces dernières années, la pression des maladies fongiques s’est fortement accrue ».
Dans ce contexte, le collectif se félicite du « rappel bienvenu » de l’Anses, alors que « certaines associations environnementalistes ont fait de cette question un nouveau cheval de bataille dans leur stratégie de marketing de la peur ».

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