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Journée raisin de table

Mieux réguler la distribution en 2017

Roger Laroche, représentant la FCD et René Reynard, président de l’AOPn raisin de table échangent sur les atouts et enjeux du raisin de table en grande distribution.
Roger Laroche, représentant la FCD et René Reynard, président de l’AOPn raisin de table échangent sur les atouts et enjeux du raisin de table en grande distribution. Photo : C.Even/Pixel Image

Pour la deuxième année consécutive, l’AOPn raisin de table et ses partenaires ont organisé une journée entière sur le raisin de table. Elle s’est tenue le 24 janvier, à Mazan dans le Vaucluse. 160 acteurs de la filière, dont une centaine de producteurs, étaient réunis autour du thème "Terroir et Avenir", pour échanger notamment sur les enjeux environnementaux et sociétaux, faire le point sur les avancées techniques et un bilan des ventes de l’année 2016.

Comparativement aux années passées, la commercialisation de raisin de table a été plus tardive, avec un pic de production qui a commencé fin août. S’est ensuivie une période de stockage intense sur la première quinzaine de septembre qui a réduit la présence de raisin de table sur les étals et entraîné, plus particulièrement fin octobre, une diminution des ventes comparativement aux années précédentes. Avec cette mise en frigo supérieure à ce qui était nécessaire, "la gestion de la distribution a été un peu excessive", estime René Reynard, président de l’AOPn raisin de table et président de l’AOP muscat du Ventoux. L’organisme veillera pour cette nouvelle campagne à trouver un meilleur équilibre en termes de stockage. En revanche, les prix sont restés "assez stables", autour de 2,20-2,30 euros en septembre en frais, et 3,01-3,10 euros en frigo sur octobre-novembre.

L’AOPn s’est par ailleurs félicitée des actions de communication mises en place en 2016 auprès du grand public grâce à des retombées presse en télévision et sur des magazines féminins mais aussi avec les marchés et détaillants, comme à Lyon. "Les marchés sont un lieu valorisant en termes d’image", commente Alexandra Lacoste, directrice de l’AOPn raisin de table.

Financement de la recherche de variétés résistantes

La grande distribution a également fait l’objet de campagne d’e-mailing à destination de ses chefs de rayon. Pour Roger Laroche, représentant justement la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), si une segmentation se met en place dans les linéaires avec le raisin français, "il y a encore des créneaux à aller chercher, comme les jeunes sur le raisin apyrène, car il y a beaucoup de raisins italiens à certaines périodes". Il a également évoqué la nécessité de donner une réponse collective face aux attentes sociétales. Une approche partagée par Louis Orenga, directeur général d’Interfel, qui a d’autre part annoncé que, prochainement, "une personne sera affectée en partie sur le raisin de table au CTIFL".

Christian Mounier et Bénédicte Martin, les présidents respectifs des commissions agricoles du département du Vaucluse et de la région Paca, ont également annoncé le financement commun de la recherche de variétés résistantes au mildiou et à l’oïdium, dans le cadre du projet Écophyto, et de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Car l’objectif était bien aussi de passer des messages aux producteurs, notamment sur l’intérêt de tester et d’utiliser dans l’avenir de nouvelles variétés résistantes. "Il va falloir des pionniers, qui expérimenteront chez eux", précise Loïc Le Cunff, de l’IMT GénoVigne®, en charge de la création variétale sur ce projet.  
 

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