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​Enquête Rijk Zwaan

Main-d’œuvre, consommation : ce que la crise sanitaire a changé

 En se recentrant sur une alimentation saine, les ménages européens ont recherché activement de nouvelles recettes pendant le confinement. Photo : Rawpixel.com/Adobe stock
En se recentrant sur une alimentation saine, les ménages européens ont recherché activement de nouvelles recettes pendant le confinement. Photo : Rawpixel.com/Adobe stock

Alors que l’Europe sort petit à petit de la crise du coronavirus, Rijk Zwaan a interrogé ses partenaires européens – des producteurs aux metteurs en marché – pour tenter de mesurer l’impact de cette crise sur leurs activités et leurs attentes pour l’avenir.
Si de nombreux acteurs s’inquiètent aujourd’hui d’une possible récession économique dans les mois à venir, ils sont surtout préoccupés par la question de la main-d’œuvre. Les restrictions européennes en matière de voyages ont en effet entraîné une pénurie de travailleurs saisonniers et la distanciation sociale n’est pas possible dans de nombreux milieux horticoles. Ces deux facteurs ont entraîné une hausse des coûts pour la filière. La mécanisation de la récolte semble aujourd’hui être un des principaux leviers pour répondre à cette problématique.

Du frais, du local, du fait-maison : une tendance de fond ?

Dans son enquête, le semencier s’est également intéressé à l’évolution des tendances de consommation. Premier enseignement : les ménages européens ont passé davantage de temps en cuisine privilégiant des produits frais et sains. Pour preuve : les ventes de fruits et légumes ont augmenté en moyenne de 20 à 40% durant cette période. Une étude de Rabobank prédit que « le frais et sain » et « la cuisine maison » demeureront des tendances de fond à l’avenir.
Second enseignement : les ventes en ligne de produits alimentaires ont atteint des sommets pendant le confinement, certains acteurs de la grande distribution européenne ont vu leurs canaux en ligne augmenter de 30 à 50 %. En France, le drive est passé de 6% de parts de marché à plus de 10% en seulement deux mois.
« Les produits locaux, les produits bio et la vente directe ont connu également une forte progression. Cela s’explique par le fait que les consommateurs se sont davantage intéressés aux origines des produits et aux modes de culture avec une volonté également de soutien aux entreprises locales », souligne-t-on chez Rijk Zwaan, assurant que les experts prédisent que les consommateurs satisfaits du système de drive utiliseront toujours ce canal à l’avenir. De même que les ventes de produits bio et locaux devraient continuer à être soutenues après la crise.

 

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