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Opinion

Légumes de France dénonce « Le marché interdit » de Carrefour

Avec son « marché interdit », Carrefour suscite la polémique. Photo : Brad Pict
Avec son « marché interdit », Carrefour suscite la polémique. Photo : Brad Pict

Suite au lancement du « marché interdit » par Carrefour, Légumes de France a réagi dans une note hebdomadaire par la voix de son président, Jacques Rouchaussé :

Si la distribution est de longue date une habituée de la publicité choc, Carrefour a sans aucun doute franchi un nouveau pas en décidant de tromper délibérément le consommateur avec sa campagne "Le marché interdit".

Mercredi dernier, le distributeur expliquait dans un communiqué de presse :

La législation interdit aujourd’hui le commerce de semences de plus de 2 millions de variétés issues de notre patrimoine et prive ainsi le grand public d’une diversité de choix dans son alimentation. Carrefour rejoint le combat des producteurs pour rendre accessible aux consommateurs des fruits et légumes issus de semences paysannes et interpelle les pouvoirs publics pour faire changer la loi qui interdit leur commercialisation car elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des semences autorisées. (…) À compter du 20 septembre, Carrefour propose à la vente une offre de fruits et légumes issus de semences paysannes dans une quarantaine de magasins franciliens et bretons jusqu’alors jamais commercialisés en grande surface.

« Des standards internationaux imposés aux producteurs »

Face aux arguments avancés par Carrefour, Jacques Rouchaussé a quant à lui défendu la filière :

Ce que l’enseigne oublie de préciser dans sa communication, c’est que la distribution elle-même est largement à l’origine de l’appauvrissement de l’offre faite aux consommateurs. Les standards internationaux qu’elle impose aux producteurs, notamment Global GAP, exigent l’utilisation de semences inscrites. (…) Quant à prétendre que le nombre de variétés disponibles est en baisse, c’est un pur mensonge : chaque année, 150 variétés nouvelles sont inscrites. Pour 3 200 variétés de légumes actuellement au catalogue, il y en avait moins de 500 en 1971.

En juin dernier, en pleine récolte de melons français, la Fédération nationale des producteurs de légumes dénonçait l’attitude « irresponsable » d’un autre distributeur, Leader Price.

 

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