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Résidus de pesticides

Le nouveau rapport de Générations Futures fait réagir Interfel

Publié le 10/06/2019 par Caroline EVEN dans
Pour Interfel, le nouveau rapport de Générations Futures sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes nuit gravement à leur consommation. Photo : Volff/ Adobe Stock
Pour Interfel, le nouveau rapport de Générations Futures sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes nuit gravement à leur consommation. Photo : Volff/ Adobe Stock

Le 7 juin dernier, au lendemain de la publication de l’« État des lieux des résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France » par Générations Futures, Interfel a déploré le « coup de communication » de l’association de défense de l’environnement avec ce rapport qui « instaure un climat anxiogène, au détriment des enjeux de santé publique ».
 
Dans ce nouveau rapport (la première édition date de février 2018), Générations Futures a étudié 18 fruits et 32 légumes sur la base des données des plans de surveillance de 2012 à 2017 de la DGCCRF.

 « Sur les six années, ce sont en moyenne 71,9 % des échantillons de fruits qui contenaient des résidus de pesticides avec 2,9 % de dépassement de la limite maximale en résidus (LMR). Pour les légumes, la moyenne est de 41,3 % des échantillons concernés et 3,4 % de dépassement de LMR », précise Générations Futures.

Dépassements de LMR

L’association signale la présence de résidus de pesticides quantifiés dans plusieurs fruits et légumes : cerise (89 % des échantillons), clémentine/mandarine (88,1 %), céleri-branche (84,9 %) ou encore céleri-rave (82,5 %).

Elle alerte par ailleurs sur les dépassements des LMR (des seuils réglementaires fixés au niveau de l’Union européenne) sur plusieurs catégories : herbes fraîches (21,5 % des échantillons), céleri-branche (15,7 %) ou encore ananas (9,6 %).
 
Pour Interfel, ce rapport va clairement à l’encontre de la consommation de fruits et légumes qui est un enjeu de santé publique. L’organisme appelle donc les pouvoirs publics à mettre en place tous les moyens nécessaires pour informer les consommateurs sur la base de données officielles.
 
L’interprofession des fruits et légumes rappelle par ailleurs que « quels que soient les modes de production et les origines, 97,7 % des fruits et légumes sont conformes à la réglementation ».
 

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