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Le marché de l’agroéquipement repart

 L’année 2018 promet de sortir de la crise et d’entrevoir des perspectives de croissance plus faste pour le commerce de machines agricoles, indique Axema. Photo : O.Leveque/Pixel Image
L’année 2018 promet de sortir de la crise et d’entrevoir des perspectives de croissance plus faste pour le commerce de machines agricoles, indique Axema. Photo : O.Leveque/Pixel Image

Jusqu’en 2016, la France avait le déficit le plus important de l’Union européenne sur le marché de l’agroéquipement, et le 4e au niveau mondial après le Canada, l’Australie et la Russie. Néanmoins, cette situation s’est améliorée en 2017 avec de bonnes performances à l’export. L’année 2018 promet de sortir de la crise et d’entrevoir des perspectives de croissance plus faste pour le commerce de machines agricoles, indique Axema, l'association française des acteurs industriels de la filière des agroéquipements : "Le marché français de l’agroéquipement (production-exportations+ importations) en 2017 termine à 5,1 milliards d'euros (MM€), en hausse de 1,1%. Ce bon résultat vient surtout de la production française qui alimente le marché car les importations ont continué de se réduire de 5% dans le même temps."

Des investissements potentiels en arboriculture et maraîchage

Le marché mondial des agroéquipements représente au total 111MM€, et la France se positionne en 5e position (6%) après l’Allemagne (19%), les États-Unis (13%), la Chine (9%) et l’Italie (8%). La France constitue le premier marché d’agroéquipement en Europe, et avec 385 entreprises, 3,1MM€ à l’export vers 159 pays et une production équivalent à 4,6MM€, la France est 3e pour la production européenne.

Si les exploitations de grandes cultures et la polyculture-élevage conjuguent un écart de revenu important par rapport à la moyenne quinquennale et un déficit d’investissements par rapport aux années passées, à l’inverse l’horticulture, l’arboriculture et les maraichers disposent d’un revenu légèrement supérieur à la moyenne quinquennale et un léger déficit d’investissements, pouvant laisser penser à des investissement en matériels, juge Axema.

58% des apports mondiaux pour la robotique

Pour Frédéric Martin, président d’Axema, le développement de la robotisation de l’agriculture sera un des leviers de la croissance mondiale des ventes d’agroéquipements. « Le marché mondial de 131 milliards de dollars en 2016, pourrait atteindre 196 milliards de dollars en 2035. La robotique qui est encore peu développée à l’heure actuelle devrait considérablement progresser pour atteindre 58% des investissements mondiaux en 2035, et la répartition du total des robots en 2035 pourrait se faire sur les tracteurs autonomes (42%), le travail du sol (20%), la gestion laitière (20%), la protection des cultures (11%), les drones et la gestion du matériel (3% respectivement) et la gestion des animaux (1%). »

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