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L’alliance Nature et Saveurs veut peser dans la « Troisième voie »

Pierre-Yves Jestin (Savéol), Marc Kerangueven (Prince de Bretagne), Christophe Rousse ( Solarenn) et Gilbert Brouder (Prince de Bretagne) veulent développer leur logo commun de tomates "cultivées dans pesticides". Photo : b.bosi.
Pierre-Yves Jestin (Savéol), Marc Kerangueven (Prince de Bretagne), Christophe Rousse ( Solarenn) et Gilbert Brouder (Prince de Bretagne) veulent développer leur logo commun de tomates "cultivées dans pesticides". Photo : b.bosi.

Lancée en janvier 2019, l’alliance Nature et Saveurs réunit trois gros acteurs de la tomate bretonne : Savéol, Prince de Bretagne et Solarenn. Ensemble, les trois entités lancent un logo commun pour leurs tomates, garanties « cultivées sans pesticides », c’est-à-dire sans traitements pesticides, de la fleur à l’assiette.

Les trois acteurs, qui comptent 208 producteurs et 196 000 tonnes de tomates, souhaitent à terme labelliser entre 30 à 40% de leurs tomates.
« En 2018 en France, 80% des tomates cerises vendues étaient cultivées en conventionnel, 10% en bio, et 10% sans pesticides », a précisé Pierre-Yves Jestin, président de Savéol à l’occasion du Salon de l’agriculture.
L’Alliance souhaite, dès cette année, travailler ensemble au développement de la notoriété de leur logo commun. « Il était logique pour nous de porter un projet ensemble, d’autant plus que depuis plus de trente ans, nous travaillons déjà en commun à la réduction de l’utilisation des pesticides », a précisé Marc Kerangueven, président de la Sica Saint-Pol-de-Léon (qui porte la marque Prince de Bretagne).

Aussi des projets individuels

Si les trois marques se retrouvent dans des valeurs communes, chacune poursuit cependant sa stratégie commerciale individuelle.
En 2019, Prince de Bretagne envisage, par exemple, de proposer d’autres produits cultivés sans pesticides. « Nous avons déjà une offre en potimarron et en brocolis, on devrait proposer de l’échalote et peut-être du chou en 2019 », explique Marc Kerangueven.
De son côté, Solarenn souhaite faire reconnaître officiellement les pratiques écoresponsables de ses producteurs. Un projet déjà en bonne voie : la coopérative vient d’annoncer l’obtention de la certification HVE pour 24 de ses producteurs.
Chez Savéol, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 198 millions d'euros en 2019, soit 5% d’augmentation sur un an, l’ambition est au développement des tomates sans pesticides, mais également à la commercialisation de nouvelles variétés. « Deux nouveaux segments seront disponibles en 2019 : des cerises grappes gustatives et des cocktails gustatives », explique-t-on chez Savéol. La marque tient en effet à tenir la promesse qui fait sa notoriété : celle de proposer des tomates goûteuses.

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