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Coût du travail

La mobilisation se renforce contre la suppression du TO-DE

Publié le 24/09/2018 par Caroline EVEN dans
Arrachage d’un verger dans l’Hérault. Photo : ANPP
Arrachage d’un verger dans l’Hérault. Photo : ANPP

Depuis l’annonce mercredi 19 septembre, par le Gouvernement, de la suppression de l’exonération de charges pour les Travailleurs occasionnels-Demandeurs d’emploi (TO-DE), les manifestations se renforcent.

Ce lundi 24 septembre, les FDSEA et les JA appellent plus particulièrement les arboriculteurs, les maraîchers et les viticulteurs à se joindre à leurs actions syndicales qui se déroulent dans plusieurs villes.  

Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 le Premier ministre propose « d’appliquer, dès le 1er janvier, les allègements généraux pour l’ensemble de la production agricole alors que ceux-ci ne bénéficieront aux autres secteurs qu’à partir du 1er octobre ». Cela ne convainc pas.

 « La suppression de la réduction TO-DE représente toujours, pour les producteurs en TO-DE, une perte de 189 € par mois et par salarié (calculée pour 35 heures par semaine). L’impact est encore plus important en cas d’heures supplémentaires ou de primes. L’enjeu de cette mobilisation est donc énorme pour la compétitivité de nos exploitations et la survie de la production de fruits et légumes français », soulignent les représentants de Légumes de France.

Un verger arraché à Mudaison

Vendredi 21 septembre, les arboriculteurs de l’ANPP et la FDSEA de l’Hérault ont mené une première action dans le département, qui a eu un large écho dans les médias. Ils ont arraché un premier verger de la Sica de Mauguio à Mudaison.

« Alors que le coût du travail saisonnier est déjà 27 % plus cher qu’en Allemagne et 37 % plus cher qu’en Italie, on rajoute une charge supplémentaire. Plus le mode de conduite utilise des moyens agroécologiques (Vergers écoresponsables, bio…), plus il nécessite de temps de travail par l’augmentation des interventions manuelles et mécaniques. […] 500 à 600 000 tonnes de pommes françaises, reconnues pour leurs qualités, sont exportées vers cent destinations dans le monde chaque année. Il sera impossible de répercuter la hausse du coût de la main-d’œuvre sur ces fruits soumis aux prix du marché mondial. Les exportations seront stoppées », alerte l’ANPP.
 

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