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​Main-d’œuvre

Exonération de charges : l’ANPP en appelle aux parlementaires

Publié le 17/10/2018 par Bérengère Bosi dans
La fin des exonérations de charges pourrait faire augmenter le coût de la main-d'œuvre saisonnière de 15%, estime l'ANPP. Photo : branex/Fotolia
La fin des exonérations de charges pourrait faire augmenter le coût de la main-d'œuvre saisonnière de 15%, estime l'ANPP. Photo : branex/Fotolia

Alors que les discussions parlementaires sur le plan de loi de Finances de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019 se sont ouvertes à l’Assemblée nationale le 16 octobre, l’ANPP, Association nationale pommes poires, lance « un appel solennel aux parlementaires », afin que ceux-ci œuvrent pour le maintien des exonérations de charges pour les travailleurs saisonniers.

La fin des deux dispositifs d’exonération de charges – TO-DE et CICE – agite la profession agricole, particulièrement les arboriculteurs et les maraîchers, pour lesquels la main-d’œuvre constitue une charge majeure du coût de production (60 à 70% du coût de production pour les producteurs de pommes). Légumes de France, la FNPF et l’ANPP notamment se sont déjà fortement mobilisés autour de cette question.

+ 500€ de charges mensuelles par salarié

Face à l’intransigeance du gouvernement, l’ANPP demande désormais aux parlementaires de défendre le maintien du TO-DE et même, de « le renforcer pour compenser la perte du CICE », selon les mots de Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP.
Selon l’ANPP, « la suppression du dispositif TO-DE représenterait pour les producteurs de pommes et de poires une hausse brutale du coût du travail d’au moins 15% ». Prenant un exemple précis, l’ANPP estime que pour l’embauche d’un saisonnier rémunéré au Smic et travaillant 42h par semaine, la hausse de charges pour l’employeur atteindrait 500€ par mois en 2019, comparé à 2018.

Un frein aux pratiques agroécologiques

Alors que les producteurs de pommes ont fait preuve de progrès constants en matière de pratiques culturales, notamment à travers la démarche des vergers écoresponsables, répondant ainsi aux attentes de consommateurs de plus en plus exigeants, l’ANPP voit dans la suppression des dispositifs d’exonération de charge « une véritable trahison ». « Les modes de production faisant appel à l’agroécologie [...] nécessitent plus de main-d’œuvre à travers l’accroissement des interventions manuelles et mécaniques », rappelle l’ANPP qui attend le soutien des parlementaires.

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