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Pommes-poires

Des pistes pour doper la consommation de fruits à pépins

Publié le 02/07/2019 par Olivier Lévêque dans
Table ronde lors de la journée technique 2019 à la Morinière, avec de g. à d. :  Marc-Henri Blarel, Pierre Varlet, Guy-Bernard Cordier et Sandrine Gaborieau. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM
Table ronde lors de la journée technique 2019 à la Morinière, avec de g. à d. : Marc-Henri Blarel, Pierre Varlet, Guy-Bernard Cordier et Sandrine Gaborieau. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

Record de fréquentation pour la 6e édition de la journée technique à la station de la Morinière à Saint-Épain (Indre-et-Loire), jeudi 28 juin dernier, au lendemain du congrès international de la poire Interpera, à Tours. Près de 500 personnes étaient ainsi au rendez-vous malgré la très forte chaleur. Un véritable succès, pour Jean-Louis Moulon, président de la station d’expérimentation, qui s’est félicité de l’arrivée du Sival parmi les partenaires des portes ouvertes.

Malgré la baisse de la consommation de pommes et de poires en France (moins 8 à 9 % sur les cinq dernières années en France), la recherche de local en restauration collective devrait s’avérer positive pour le marché des fruits à pépins, cultivés dans toutes les grandes régions françaises, a souligné lors d’une table ronde Guy-Bernard Cordier, responsable grands comptes chez Le Saint qui commercialise chaque année plus de 200 000 t de fruits et légumes. « La loi EGalim devrait ouvrir des opportunités aux pommes et aux poires dans la restauration collective. C’est une belle occasion pour lancer une communication sur la production durable de fruits à pépins en France. »

Avoir plus de portes ouvertes dans les vergers

L’ANPP aussi se veut confiante pour l’avenir, mais elle insiste sur la nécessité de rassurer les consommateurs, notamment grâce au déploiement de son label Vergers écoresponsables, comme l’a souligné Sandrine Gaborieau, responsable communication à l’ANPP : « La notoriété de la démarche progresse. Aujourd’hui, 22% des personnes connaissent le label Vergers écoresponsables, qui correspond à plus de 34 000 ha de vergers en France, en pommes, en poires, en pêches, en nectarines et en abricots, soient 2338 producteurs toutes espèces confindues, et 1305 exploitations, donc 34 de plus qu’en 2017 pour pommes et poires uniquement. L’opération Vergers Ouverts aura lieu pour la 9e édition en septembre, avec un nombre d’arboriculteurs participant qui progresse assez peu malheureusement, autour de 50. Pourtant, nous mettons à disposition des producteurs des kits de supports de communication pour les aider, alors il est important que davantage de vergers soient ouverts pour montrer au grand public les actions des Vergers écoresponsables. »

Autre enjeu pour Vergers écoresponsables, qui correspond déjà au niveau 2 de la certification environnementale : atteindre 50% de ses exploitations certifiées HVE d’ici 2022. « Je pense qu’en 2020 nous aurons déjà atteint cet objectif », souligne Pierre Varlet, responsable veille technique et réglementaire de l’ANPP. En attendant, la démarche continue son chemin. Cette année, les producteurs ont été encouragés à semer des bandes fleuries autour de leurs vergers. Au total, 30 ha de fleurs ont ainsi été semées par 200 producteurs. Pour Daniel Sauvaître, président de l’ANPP, l’enjeu pourrait aussi d’ajouter une dimension « Climate positive » dans la démarche Vergers écoresponsables, afin de valoriser le captage de carbone par les vergers.

Miser sur les jeunes et le recul du plastique

Pour encourager la consommation de fruits, et notamment de pommes et poires chez les plus jeunes, Marc-Henri Blarel, consultant auprès de la GMS en fruits et légumes, encourage les démarches valorisant le sensoriel (plantation d’arbre avec les plus jeunes, dégustations de fruits par des kits proposés aux écoles). Il conseille également d’anticiper le recul du plastique dans l’emballage des fruits. « Le plastique est une problématique qui va monter en pression. Aux producteurs et aux distributeurs de faire du recul du plastique un atout plus qu’une contrainte, pour faire passer un message cohérent sur la qualité de production. »

Mais pas simple de répondre aux exigences multiples et souvent contradictoires des consommateurs, a conclu Sandrine Gaborieau, « à la fois très exigeants sur la qualité, mais à la recherche de prix bas. Les consommateurs sont au final assez perdus…et les marques aussi ! »

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