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AG Aneefel : vers une crise logistique ?

Publié le 31/03/2011 par Fleur Masson dans

C’est à la veille de son assemblée générale statutaire à Avignon que l’Aneefel organisait, vendredi 25 mars dernier, un débat public autour du transport et de la logistique des fruits et des légumes. Au programme : aberrations logistiques et plateformes de massification, EDI (échanges de données informatisées) et codification des données, emballages réutilisables et double palettisation… Ainsi, pour Nicole Thuery de Mourgues Fruits en Dordogne, il existe un véritable problème dans la desserte des zones excentrées alors même que certaines plateformes en arrivent à commander quotidiennement des petits volumes : « Nous travaillons en flux plus que tendu et rencontrons des soucis de coûts de revient », explique-t-elle. Pour Christian Vandenplas, de chez Transcosatal, la seule solution passe par la mise en place de plateformes de massification.

Joël Cucurullo, responsable des achats chez Cardel Export, et Nathalie Damery, de la société GS1, on présenté à l’assemblée les avancées obtenues via la dématérialisation des éléments de commerce et la mise en place d’un système EDI chez les producteurs. « En termes d’infos données au consommateur, de traçabilité et de réduction des risques d’erreur dans la transmission des ordres d’achat, le système EDI est particulièrement performant », a expliqué Joël Cucurello.

La dernière partie du débat public concernait les emballages réutilisables qui posent aujourd’hui des soucis économiques réels : perte de relief commercial et difficultés à négocier les tarifs avec les sociétés Ifco et Chep et surcout lié au transport puisqu’on met sur une palette moins d’emballages plastiques que d’emballages bois et/ou carton. Le souci de la recommandation Cnab concernant la hauteur des palettes est également au cœur des problématiques du moment. Selon Bernard Bruyère de la FCD, « personne ne va vouloir assumer les coûts supplémentaires ». Pourtant, de l’avis de Régis Lhouthellier, du Jardin de créances, ce serait aux plateformes de réception de s’équiper pour assurer une dé-palettisation haute et ainsi éviter d’impacter économiquement l’amont de la filière...

F.C-M

Photo : Fleur Cattin-Masson / Pixel Image
De gauche à droite :  Nathalie Damery de GS1, Joel Cucurullo de Cardell Export, Bernard Bruyere de FCD, Nicole Thuery de Mourgues Fruits, Regis Lhoutellier de Jardin de Créances et Christian Vandenplas de Transcosatal.

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