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Etude

Mieux appréhender la fertilité des sols en cultures légumières et maraîchères

Le GIS PIClég a financé une étude qui vient d’être publiée sur les indicateurs de fertilité des sols et la gestion de la fertilité en cultures légumières et maraîchères. Photo : O.Lévêque/Pixel Image
Le GIS PIClég a financé une étude qui vient d’être publiée sur les indicateurs de fertilité des sols et la gestion de la fertilité en cultures légumières et maraîchères. Photo : O.Lévêque/Pixel Image

Le GIS PIClég a financé une étude qui vient d’être publiée sur les indicateurs de fertilité des sols et la gestion de la fertilité en cultures légumières et maraîchères. En cultures légumières et maraîchères (L&M), les sols sont souvent utilisés de manière intensive avec des exportations importantes et de nombreuses pratiques affectant directement le sol (travail du sol, irrigation, fertilisation, désinfection, paillage, récolte d’organes racinaires). Les acteurs des filières légumières et maraîchères souhaitent pouvoir évaluer la fertilité des sols ; d’une part afin de repérer les caractéristiques du sol limitantes pour son fonctionnement et d’autre part afin de suivre l’effet des pratiques sur ces caractéristiques. Cette étude fait le point sur ces indicateurs et sur les liens entre les pratiques et la fertilité du sol en culture L&M.

D’après une enquête, trois indicateurs sont utilisés par la plupart des producteurs : teneur en MO, pH et cations. Une dizaine d’autres indicateurs, pour évaluer la biomasse, le statut physique et le statut hydrique, sont peu utilisés. Parmi les recommandations de l’étude : mesurer les cations échangeables (K2O, CaO, MgO, Na2O par extraction chimique) et non les cations extraits à l’eau de la solution du sol, préférer la méthode Olsen pour la mesure du phosphore, systématiser les analyses granulométriques de la texture, développer le test bêche, développer l’indicateur «fractionnement granulométriques des MO», de biomasse et les indices de la nématofaune.

Des entretiens avec une vingtaine d’experts des filières L&M ont permis de cibler les principaux problèmes de sols rencontrés (sur-fertilisation, hétérogénéités des parcelles, tassement, érosion, lessivage ou encore bioagresseurs telluriques) et d’identifier les pratiques culturales qui les aggravent ou les atténuent. Le travail du sol profond et fréquent, affecte négativement un certain nombre d’indicateurs de la fertilité. Il conviendrait de s’interroger sur les moyens de limiter les opérations du travail du sol, qui sont parfois justifiées par d’autres exigences agronomiques que la fertilité du sol. Un autre enjeu est d’adapter les apports de PRO (Produits résiduaires organiques) pour régénérer les MO du sol en fonction du type de sol, des contraintes techniques et commerciales (coût et accessibilité). Enfin, le choix des cultures et de l’intégration de cultures intermédiaires adéquates est très efficace pour améliorer la fertilité des sols mais se heurte parfois à des contraintes de marchés.
 

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