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Fraise

Le Ciref mise sur une fraise très gustative

Publié le 11/12/2018 par Olivier Lévêque dans
La nouvelle variété de fraise mise au point par le Ciref et présentée lors du Vinitech 2018 sous le code CIR121, cherche encore son futur nom. Photo : O.Lévêque/Pixel Image
La nouvelle variété de fraise mise au point par le Ciref et présentée lors du Vinitech 2018 sous le code CIR121, cherche encore son futur nom. Photo : O.Lévêque/Pixel Image

Une ronde de printemps notée pour sa bonne qualité organoleptique. La nouvelle variété de fraise mise au point par le Ciref, présentée lors du Vinitech 2018 sous le code CIR121, cherche encore son futur nom. « Cette fraise se démarque réellement par son goût, souligne Marie-Laure Bayard, responsable du développement variétal au Ciref. Comme elle n’a pas été retenue par les entreprises adhérentes du Ciref, c’est nous-même qui nous chargeons de la développer. »

Bonnes prédispositions pour la vente directe


Marie-Laure Bayard, responsable du
développement variétal au Ciref
.
Photo : O.Lévêque/Pixel Image


Cette nouvelle variété gustative présente également une bonne tolérance à l’oïdium d’après l’association. Elle se destine plutôt pour les zones sud-est et sud-ouest, en raison de faibles besoins en froid. « Un autre atout est sa bonne tenue, ce qui lui permet d’être récoltée une fois par semaine seulement », poursuit Marie-Laure Bayard, qui voit dans cette variété de bonnes prédispositions pour la vente directe : « Elle présente en effet des formes variées de fruits, ce qui peut déplaire aux GMS qui demandent plus de régularité, à l’inverse de la vente directe où la notion de goût est très importante ! »

Nouveau fonctionnement en consortium

En parallèle, le Ciref poursuit la mise en place de son nouveau système de fonctionnement de développement variétal en consortium. L’association présente désormais chaque année des variétés dans un créneau donné à tous ses adhérents qui peuvent alors se positionner sur la ou les variétés qu’ils souhaitent voir évoluer au sein d’un consortium d’évaluation. Les acteurs de la filière fraise poursuivent ensuite eux-mêmes l’évaluation des variétés en y investissant des moyens humains et financiers. Après trois ans d’évaluation, si la variété démontre un potentiel commercial, les parties du consortium d’évaluation peuvent décider de former un consortium de développement pour lancer la variété, avec des critères d’entrée sur le marché établi par les partenaires. Les variétés qui ne sont pas retenues par les adhérents ou par les consortiums d’évaluation peuvent être développées par le Ciref seul, comme c’est le cas de la CIR121.
 
« Nous sommes à la deuxièmeannée de mise en place des consortiums, précise Marie-Laure Bayard. Cette année, six variétés ont été retenues au sein de trois consortiums : répartis de la Bretagne au Sud-Ouest en passant par le Centre. » Reste à savoir quelles seront les variétés retenues pour aller ensuite jusqu’aux consommateurs !
 

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