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Intrants controversés en maraîchage bio : quelles alternatives?

Publié le 15/10/2020 par Olivier Lévêque dans
Certains intrants autorisés en agriculture biologique par la réglementation européenne sont cependant controversés, comme le plastique de paillage. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM
Certains intrants autorisés en agriculture biologique par la réglementation européenne sont cependant controversés, comme le plastique de paillage. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

Cuivre, tourbe paillage plastique, fertilisants organiques conventionnels… ces intrants autorisés en agriculture biologique par la réglementation européenne sont cependant controversés. Dans le cadre du projet européen Organic-PLUS, quatre étudiants de la licence professionnelle ABCD (agriculture biologique, conseil et développement) de Clermont-Ferrand ont réalisé des enquêtes sur des fermes biologiques dites « remarquables », se passant de certains intrants. Cette étude, menée à la demande d’ABioDoc (Centre national de ressources en agriculture biologique) et de l’école VetAgro Sup, a conduit à l’élaboration de trois brochures : deux sur des fermes maraîchères bio et une sur une ferme laitière bio, toutes trois basées dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
 
Guy Rugemer est un maraîcher diversifié qui s’est installé dans le Puy-de-Dôme en 2015. Il cultive des légumes sur trois hectares, dont 360 m² sous abris. Son système de production peut être qualifié de MSV (maraîchage sur sol vivant) et a été réfléchi pour être le plus autonome et économe possible. Très peu de temps après son installation, il a souhaité s’affranchir des achats de terreau, souvent fabriqué à base de tourbe : « Je ne voulais pas dépendre de la tourbe qui est un produit épuisable. » Il a alors entrepris de fabriquer son propre support de culture à base de compost de déchets verts qu’il laisse se décomposer plusieurs années : « C’est possible avec tous les végétaux, même des résineux ! Tout est une question de temps. » Il utilise cette technique depuis trois ans et en est pleinement satisfait. Il prévient toutefois qu’il ne faut pas négliger l’organisation du travail et le temps supplémentaire que cette tâche nécessite. Retrouvez la brochure complète ici.
 
Didier Flipo est également un maraîcher diversifié en MSV. Il est installé dans le Cantal et présente la particularité d’être double actif : en plus de son activité de producteur de légumes bio, il est formateur en maraîchage pour les particuliers. Il a mis en place des paillages organiques pour limiter son utilisation de film plastique : « C’est nettement plus agréable de travailler avec de la matière organique qu’avec du plastique. » Cette technique lui permet aussi d’accroître l’activité biologique de ses sols en apportant continuellement de la matière organique et en couvrant ses surfaces. Retrouvez la brochure complète ici.

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