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Glyphosate : l'état commande une nouvelle étude pour connaître les dangers

Publié le 24/07/2019 par Bérengère Bosi
Alors que le Gouvernement lance une nouvelle étude sur le caractère cancérogène du glyphosate, il demande dans le même temps à l'Anses de procéder au retrait des AMM pour les usages présentant des alternatives. Photo : Ints
Alors que le Gouvernement lance une nouvelle étude sur le caractère cancérogène du glyphosate, il demande dans le même temps à l'Anses de procéder au retrait des AMM pour les usages présentant des alternatives. Photo : Ints

À la demande du Gouvernement, l’Anses vient de lancer à appel à candidatures pour mener une étude sur le caractère potentiellement cancérogène du glyphosate.
 
Face à la divergence des conclusions scientifiques, les pouvoirs publics français ont décidé de commanditer une nouvelle étude destinée à faire la lumière sur les dangers potentiels du glyphosate. Dans cette optique, l’Anses a lancé le 19 juillet un appel à candidatures adressé aux équipes de recherche publique, nationales et internationales.
L’équipe retenue disposera d’un budget de 1,2 million d’euros, financé par des crédits du plan Ecophyto, et devra remettre ses résultats sous 18 mois, afin que ceux-ci complètent le dossier de réexamen de l’autorisation du glyphosate par les États membres de l’UE en 2022.
En l’état actuel des connaissances scientifiques, plusieurs positions s’opposent : « Le CIRC, agence internationale de recherche sur le cancer de l’OMS, a en effet inscrit en 2015 le glyphosate sur la liste des substances cancérigènes probables alors que l’EFSA (Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments) et l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques d’autre part) ont conclu, respectivement en 2015 et en 2017, que le glyphosate était peu susceptible de présenter un risque cancérogène », rappelle le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

Un retrait progressif des AMM

Pour autant, le Gouvernement poursuit son travail dans le but de supprimer peu à peu les autorisations d’usage du glyphosate. L’Anses, avec l’appui de l’Inra, devront procéder « au retrait des autorisations de mise sur le marché français des produits contenant du glyphosate, dès lors que des alternatives existent pour chacun des usages couverts par l’autorisation de la mise sur le marché », précise le ministère.

À noter par ailleurs, toujours au sujet du glyphosate, que le CTIFL mène une enquête auprès des producteurs de légumes sur leur usage du glyphosate. Pour participer à l’enquête, cliquer sur le lien suivant : enquête glyphosate CTIFL.

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