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Punaise diabolique : la lutte s’organise

Publié le 28/02/2019 par Olivier Lévêque dans
Punaise diabolique (H. halys) adulte. Photo : JC Streito. Ephytia Inra
Punaise diabolique (H. halys) adulte. Photo : JC Streito. Ephytia Inra

Plus de 50 personnes étaient réunies le 5 février dernier à Paris, pour le séminaire organisé par le GIS Fruits sur la punaise diabolique et les autres punaises en arboriculture. L’après-midi, des ateliers participatifs ont abouti à la mise en évidence des principales actions nécessaires à mettre en œuvre pour organiser la lutte.

Pour bien connaître les nombreuses espèces de punaises des vergers, il y a consensus sur la nécessité d’organiser des stages de formation et de réaliser des documents pédagogiques d’identification. Une action collective de surveillance des punaises sur le territoire, avec protocole commun pour le piégeage et/ou la collecte des punaises permettrait aussi de comparer les données, mener des essais multisites et dresser des cartographies.

Un gros travail est nécessaire pour savoir évaluer les dégâts causés par les punaises. Leur simple présence dans un verger n’étant pas un indicateur suffisant, il est nécessaire de déterminer des seuils. Pour mettre au point des méthodes de prophylaxie et de contrôle, la connaissance du cycle de vie et le comportement des punaises visées est essentiel, et doit se renforcer dans le cas de la punaise diabolique émergente en France.


Sylvie Colleu, animatrice du GIS Fruits lors du séminaire sur les punaises, le 5 février 2019 à Paris. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

Concernant le contrôle, de nombreuses pistes sont déjà envisagées ou testées, en France ou à l’étranger, mais restent encore à valider : sensibilité des variétés d’arbres fruitiers, modélisation du comportement des punaises, construction d’outils prédictifs ou OAD, conception d’un verger peu favorable, connaissance des ennemis naturels (prédateurs et parasitoïdes), protection des vergers par des filets adéquats, et conception de pièges pour des piégeages massifs avec phéromones et/ou kairomones, emploi de substances répulsives (phéromones d’alerte).

Certains participants au séminaire ont déjà fait part de leur souhait de lancer un projet ou de contribuer par des échanges d’information, indique le GIS Fruits. Le comité de pilotage va suivre les initiatives et pourra jouer un rôle de facilitateur des actions à lancer.

Un article sur la matinée du séminaire Punaise paraîtra dans le prochain numéro de L'Arboriculture fruitière de mars 2019.

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