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Biodiversité

Projet PlacoHB : des engrais verts comme couvre-sol en arboriculture bio

Publié le 17/12/2018 par Caroline EVEN dans
Visite de la parcelle expérimentale du domaine de Gotheron où ont été semés des engrais verts dès la plantation de pêchers. Photo : C.Even/Pixel Image
Visite de la parcelle expérimentale du domaine de Gotheron où ont été semés des engrais verts dès la plantation de pêchers. Photo : C.Even/Pixel Image

Mardi 11 décembre, une journée technique sur les engrais verts en arboriculture biologique était organisée par le Grab au domaine de Gotheron, à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme).

À cette occasion, le groupe de recherche a présenté son essai mené sur ce site dans le cadre du projet PlacoHB « Plantes couvre-sol comme contribution au contrôle des adventices et à la promotion de la biodiversité ».

Ce projet multi-filières (arboriculture, viticulture, maraîchage, plantes d'ornement, plantes à parfum, aromatiques et médicinales), porté par l’Astredhor et lancé en 2017, rassemble seize partenaires dans toute la France.

« Ce projet vise à développer des solutions alternatives aux herbicides et au travail mécanique du sol basées sur l’enherbement, explique le porteur du projet. Le projet s’articule autour de trois grands axes : identifier des plantes couvre-sol adaptées selon leurs usages dans la parcelle (rang, interrang, intertunnel…), définir les modalités d’installation et d’entretien, évaluer les impacts de ces plantes couvre-sol sur les cultures et la biodiversité. »

Des pêchers plantés dans des engrais verts

Au domaine de Gotheron, le Grab et l’Inra évaluent un système où le rang est enherbé avec des engrais verts lors de la plantation d’une parcelle de pêcher, conduit en agriculture biologique.

En septembre 2017, trois mélanges d’engrais verts à base de légumineuses et de graminées, choisis sur des critères bien spécifiques, ont ainsi été semés. Fin février 2018, les jeunes pêchers ont été plantés directement dans ces engrais verts.

Comparativement à une implantation classique avec travail du sol, les expérimentateurs espèrent notamment mieux maîtriser les adventices, favoriser la biodiversité et réduire les apports en fertilisants. Avec cette pratique, ils s’attendent néanmoins à un effet négatif : « L’implantation d’un enherbement permanent au pied des arbres dès la plantation conduit souvent à une diminution de vigueur, limitant ensuite le potentiel de production. »

Tout au long de l’étude, qui durera jusqu’en 2020, plusieurs indicateurs sont suivis comme le développement du couvert, la présence des arthropodes, la disponibilité en azote et la croissance des pêchers.

Pour en savoir plus sur le projet PlacoHB, les différents dispositifs expérimentaux et connaître les premiers résultats : wiki.itab-lab.fr/PlacoHB/

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