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Inra Angers-Nantes - Agrocampus Ouest - Université d'Angers

Le dispositif INEM pour un phénotypage haut débit

Mardi 4 novembre, l'Inra Angers-Nantes, Agrocampus Ouest et l'Université d'Angers ont inauguré le dispositif INEM, des serres destinées notamment au phénotypage haut débit de diverses espèces, dont les pommes et les poires. Photo: O.Lévêque/Pixel Image
Mardi 4 novembre, l'Inra Angers-Nantes, Agrocampus Ouest et l'Université d'Angers ont inauguré le dispositif INEM, des serres destinées notamment au phénotypage haut débit de diverses espèces, dont les pommes et les poires. Photo: O.Lévêque/Pixel Image

Avec ces nouvelles Installations expérimentales mutualisées (INEM), l’Inra Angers-Nantes, Agrocampus Ouest et l'Université d'Angers se dotent d’une infrastructure performante au cœur du bassin du végétal, pour répondre aux enjeux de la recherche, de la formation et de l’innovation (RFI). Sur un montant de 4,6 millions d’euros financés par l’Inra Angers Loire métropole, le conseil général de Maine-et-Loire, la Région, l’État et le fonds Feder, 900 000 euros viennent financer des installations pour Végépolys Innovation. La gestion de ces installation sera assurée par l’UMR IRHS (unité mixte de recherche Inra - Agrocampus Ouest - Université d’Angers), sous la direction de Jean-Pierre Renou:

Grâce aux équipements de très haut niveau technique, notamment le phénotypage à haut débit, nous pouvons faire parler les séquences des génomes pour mieux comprendre la physiologie des plantes, et la façon dont elles s’accommodent de leur environnement.

3 000 m² de serres supplémentaires

Sur l’ensemble de 7 000 m² de serres, ce sont 3 000 m² de constructions supplémentaires qui viennent remplacer les installations obsolètes des années 1960-1980. Les travaux de recherche porteront sur  les plantes modèles comme Arabidopsis,  mais aussi sur les rosiers, pommiers, poiriers et la carotte, ainsi que sur les espèces des partenaires privés collaborateurs.


Charles-Éric Durel (à gauche) et François Laurens, en charge de travaux de recherche pommes-poires sur le site Inra d'Angers.

Favoriser la collaboration

En pommes-poires, deux activités de recherche de l’IRHS bénéficient directement de ces nouveaux équipements: la résistance aux maladies et l’étude des stimulateurs de défenses naturelles (tavelure, feu bactérien, puceron cendré). La qualité des fruits, jusque là non travaillée en serre, pourrait l'être grâce au nouvel outil INEM. Sans oublier le travail de recherche appliquée, basé sur la caractérisation des ressources génétiques en pommes-poires; et la création variétale, comme l’explique François Laurens, responsable des équipes créations variétales et ressources génétiques fruits à pépins au site Inra d’Angers.

Avec ces outils performants, l’objectif est de créer une vraie dynamique de recherche et d’innovation impliquant l’ensemble de la filière dans un démarche bottom-up, notamment autour des programmes de création variétale, avec Novadi spécialisé en pommes et plus largement CEP Innovation sur la poire et autres fruits.

Pour Charles-Éric Durel, responsable de l’équipe ResPom, les outils de phénotypage et génotypage à haut débit sont un vrai atout:

L’objectif est de caractériser une très large gamme de variétés de pommiers en France, mais aussi à l’échelle européenne, avec la capacité d'identifier les gènes impliqués dans la résistance aux maladies ou de reconstruire les pedigrees des variétés, en collaboration avec l’ensemble des partenaires, pour les utiliser pour la création de nouvelles variétés plus performantes.

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