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Assemblée Générale de la Senura

Le "Colletotrichum" : préoccupation des nuciculteurs

La station d’expérimentation nucicole de Rhône-Alpes, la Senura, a organisé le 28 mai dernier son assemblée générale.
La station d’expérimentation nucicole de Rhône-Alpes, la Senura, a organisé le 28 mai dernier son assemblée générale. Photo: Senura
L’assemblée générale de la station d’expérimentation nucicole de Rhône-Alpes, la Senura, s’est tenue le 28 mai dernier. Dans son rapport moral, le coprésident, Jean-Luc Revol, s’est montré plutôt satisfait de la campagne passée:

"Malgré une forte proportion de petits calibres due à la fraîcheur printanière, l’année 2014 aura globalement été une bonne année pour la filière noix. La demande internationale et européenne forte et la concurrence modérée de la noix californienne ont permis de maintenir un prix de marché élevé."

Il faut toutefois noter que tous les producteurs ne se trouvent pas dans la même situation. En effet, les zones les plus froides ont subi de fortes pertes de récolte et ont enregistré une chute de revenu significative. Dans les autres zones, compte-tenu de la qualité et des prix de vente, la saison a été globalement bonne.

Intensifier la recherche sur le "Colletotrichum" sp

Sur les 27 ha de l’exploitation de la Senura, 39 tonnes de noix de calibre supérieur à 28 mm ont été récoltées, contre 45 tonnes en 2013. Côté expérimentation, la bactériose et le Colletotrichum sp restent au cœur des préoccupations de la station. Jean-Luc Revol explique d’ailleurs:

"Le Colletotrichum sp est un champignon qui s’est fortement exprimé en 2011 dans les vergers de noyers, mais aussi de manière plus globale sur de nombreuses espèces. Il a été très peu étudié jusqu’alors, notamment en noix. Un long chemin reste encore à parcourir entre ce qui est observé en laboratoire et sur le terrain."

Preuve de l’inquiétude des nuciculeurs: 120 personnes ont assisté à la journée d’information sur le sujet le 18 novembre dernier. La bactériose n’est pas oubliée pour autant, de nombreux axes, notamment en lien avec l’irrigation et l’alimentation des vergers, sont explorés.

Au niveau des ravageurs, la mouche du brou est aujourd’hui sortie de la liste de quarantaine, mais la vigilance reste de mise tout comme pour le carpocapse.

"Nous ne connaissons toujours pas le niveau de financement FAM retenu !"

"Globalement notre chiffre d’affaires noix est encore, pour cette année, très correct et nous permet de faire face aux baisses des dotations publiques pour l’équilibre de notre budget. Cet équilibre est toutefois fragile et influence les décisions de gestion du parcellaire comme l’arrachage de vergers pour la mise place de nouveaux essais ."

Le coprésident a d’ailleurs souligné l’inquiétude face au soutien toujours décroissant des financeurs publics:

"2014 a été une année de refonte du cadre d’intervention de FranceAgriMer concernant l’expérimentation. Cela a nécessité une remise à plat de l’ensemble des programmes expérimentaux. À ce jour, les 6 fiches présentées par la station ont été validées par le comité scientifique. Par contre, nous ne connaissons toujours pas le niveau de financement retenu. Les actions engagées à ce jour se retrouveront peut être sans financement FAM fin 2015!"

Autre sujet d’inquiétude: la disparition de la TFA. Cette taxe finance, entre autre, la mise à disposition des ingénieurs CTIFL sur les stations régionales. Jean-Luc Revol a ainsi insisté sur l’importance de l’implication du CTIFL pour l’économie de la filière F&L française.
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