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Projet INNOV’noyer

Insuffler un vent de nouveauté dans la filière nucicole française

Publié le 25/10/2017 par Olivier Lévêque dans
Le projet « INNOV’noyer » doit étudier les ressources génétiques disponibles en France.
Le projet « INNOV’noyer » doit étudier les ressources génétiques disponibles en France. Photo : Anton/Fotolia

Face aux conditions climatiques futures et face à l’apparition de nouveaux pathogènes, la filière nucicole française a besoin de nouvelles variétés adaptées. Suite à l’arrêt du programme d’amélioration en 2007, dont l’INRA avait la charge, le renouvellement variétal s’est estompé. Aujourd’hui, le Ctifl de Lanxade – en partenariat avec l’INRA de Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux et l’Université de Davis en Californie – a l’ambition d’utiliser les techniques modernes du sélectionneur ; à savoir, le marquage moléculaire et la génomique, pour réduire le temps et améliorer l’efficacité du processus de création variétale. C’est ainsi que le projet « INNOV’noyer » a pu voir le jour afin d’étudier les ressources génétiques disponibles en France.

Ce projet vise deux principaux objectifs : évaluer et recenser la diversité génétique et la variabilité phénotypique au sein de la collection des ressources génétiques de l’INRA de Nouvelle-Aquitaine-Bordeaux ; et identifier le déterminisme génétique de caractères d’intérêt agronomique.

Le Ctifl de Lanxade est à l’origine de ce projet ambitieux après discussion avec les membres de la filière nucicole française. Sous l'encadrement de Fabrice Lheureux (chargé de programme "fruits à coque et truffe"), Anthony Bernard, ingénieur doctorant spécialisé en biotechnologies végétales, réalisera une thèse Cifre visant à étudier les ressources génétiques du noyer. L’expertise du Ctifl en identification de pathogènes et en biologie moléculaire permettra de réaliser un phénotypage à grande échelle des matériels végétaux sur C. acutatum et X. arboricola pv. juglandis et sur les autres caractères souhaités. L’équipe A3C (Adaptation du Cerisier au Changement Climatique) au sein de l’UMR 1332 Biologie du Fruit et Pathologie de l’INRA de Bordeaux, est le partenaire de premier plan. Travaillant sur des problématiques similaires sur le cerisier Prunus avium, Elisabeth Dirlewanger, directrice de recherche et de l’équipe, dirige la thèse.
 

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