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Glyphosate : une transition de cinq ans minimum selon la filière agroéquipements

Publié le 21/07/2020 par Olivier Lévêque dans
Une étude Axema a évalué la capacité industrielle de la filière des agroéquipements à assurer, en remplacement du glyphosate, notamment en arboriculture. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM
Une étude Axema a évalué la capacité industrielle de la filière des agroéquipements à assurer, en remplacement du glyphosate, notamment en arboriculture. Photo : O.Lévêque/Pixel6TM

À la demande de l’Anses et du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, Axema a réalisé une étude qui évalue la capacité industrielle de la filière des agroéquipements à assurer, en remplacement du glyphosate, des modes de désherbage alternatifs mécaniques, en viticulture et en arboriculture. L’étude conclut qu’une période de transition de long terme, de cinq ans minimum, est indispensable pour produire et fournir aux exploitants agricoles, de plus en plus nombreux à rechercher des solutions de désherbage non chimiques, des équipements alternatifs à l’usage du glyphosate.
 
En cause : des raisons industrielles. La capacité de production des entreprises du secteur des agroéquipements est actuellement à saturation (estimée à 3 600 unités par an pour l’ensemble du marché pour un taux d’équipement en matériel de désherbage sous le rang de 10%). « Même en multipliant la production par 2 ou 3, il faudra selon nos calculs au moins cinq ans à partir de la date de suppression éventuelle du glyphosate pour équiper l’ensemble des exploitations viticoles et arboricoles françaises, au nombre de 50 000 », confirme Frédéric Martin, président d’Axema. En parallèle, les viticulteurs et arboriculteurs ont besoin de temps pour adapter leurs pratiques culturales et leur modèle économique… et de fonds pour pouvoir investir dans des outils, dont les prix varient en moyenne entre 2 000 € et 10 000€ pour les principaux.
 
Axema insiste par ailleurs sur le fait que cette transition puisse s’accompagner impérativement du financement de la croissance, du recrutement de personnel qualifié et d’une formation aux utilisateurs finaux, et demande ainsi un accompagnement du tissu industriel national face au défi de l’augmentation des capacités de production et de diffusion ; d’encourager l’attractivité de la filière industrielle pour stimuler les embauches d’emplois qualifiés ; de créer un label d’efficacité « Performance Technique » pour tous ces équipements alternatifs ; et d’accompagner et former les utilisateurs finaux. 
 

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